Colloques et appels à contributions 2014


Ego numericus ? - PARIS - 22 mars 2014

L'intime et le collectif dans la chanson des XXe et XXIe siècles - MARSEILLE/AIX - 21-23 mai 2014

Les archives familiales des écrivains - VALENCIENNES - 22-23 mai 2014

  Ecrire sa guerre : 1914-1918 - STRASBOURG - 6-9 juin 2014

Matinée du Journal : Hélène Hoppenot - PARIS - 21 juin 2014

Autobiographies et biographies sur l'adoption - BOVINO (Italie) - 23-26 juillet 2014

Yves Navarre : une vie à écrire - GALWAY (Irlande) - 25-26 septembre 2014

Autobiography - STOCKHOLM (Suède) - 2-4 octobre 2014

La civilité épistolaire sous l'ancien régime - GRENOBLE - 9-10 octobre 2014

Claude Mauriac : une écriture à l'oeuvre - MALAGAR (33) - 17-18 octobre 2014

Violette Leduc : La Bâtarde a cinquante ans - PARIS - 17-18 octobre 2014

Jean Cocteau : Le passé défini - MONTPELLIER - 23-24 octobre 2014 (reporté aux 15-16 octobre 2015)

Chloé Delaume : s'écrire par delà le papier - MONTPELLIER - 5 novembre 2014

Journée d'études André Pézard - PARIS - 27 novembre 2014

Le "Journal épistolaire" de Juliette Drouet - PARIS - 29 novembre 2014

André Pézard en ses archives - PARIS - 5-6 décembre 2014

Autour de Jean Norton Cru - GENÈVE - 12-13 décembre 2014




Merci de m'indiquer les colloques et rencontres... qui ne figurent pas encore ici, et devraient y figurer !
philippe.lejeune@autopacte.org

Dernière mise à jour : 10 novembre 2014


22 mars 2014 - PARIS - Ego numericus ?

Table ronde organisée par l'Association pour l'Autobiographie (APA), à Paris, le samedi 22 mars de 14h30 à 17h, à l'Ecole Normale Supérieure (salle Dussane), 45 rue d'Ulm, 75005 Paris.

L’écriture numérique et la connexion universelle sont-elles en train de changer notre identité : notre rapport au temps, à l’espace,  à l’information, à la pensée, à autrui, à nous-mêmes ?
Après l’horloge, l’imprimerie et le chemin de fer, l’ordinateur et Internet seraient-ils en train de créer un homme nouveau ? Homo faber, devenu homo numericus, aura-t-il la même mémoire, les mêmes modèles, les mêmes projets ? 
L’identité narrative, fondée sur le récit, s’effacera-t-elle devant l’identité numérique, fondée sur le dialogue ?
Quelle place pour le for intérieur, le silence, la lenteur, l’intime ?

Quels nouveaux rapports entre les générations ?
« Ego numericus » : apothéose ou éclatement de l’individu tel qu’il s’est construit dans l’Europe de l’époque moderne ?




21-23 mai 2014 - Marseille et Aix-en-Provence - L'intime et le collectif dans la chanson des XXe et XXIe siècles

Appel à communications : date limite : mercredi 16 octobre 2013.

Colloque organisée par le CIELAM (Centre interdisciplinaire d'étude des littératures d'Aix-Marseille), en collaboration avec le LESA (Laboratoire d'études en Science des Arts), le Rectorat d’Aix-Marseille, et la DAAC d'Aix-Marseille.
Sont invités à soumettre leur proposition les chercheurs des domaines variés que la chanson, dans son ensemble, intéresse. Les communications de 25 à 30 minutes seront suivies d’une discussion. Selon la manière dont se concrétiseront nos partenariats, des interventions ou des tables rondes de musiciens ou d’interprètes ou de journalistes pourraient être organisées.

Modalités et calendrier :
Les propositions de communication (qui ne dépasseront pas 4000 caractères), accompagnées d'un titre et d'une courte biobibliographie dans le domaine (une dizaine de lignes), sont à envoyer pour le mercredi 16 octobre 2013 (dernier délai) à l'adresse suivante : joel.july@univ-amu.fr

***

Depuis une trentaine d’années un regard neuf se porte sur la chanson pour que l’étude des textes repose moins sur leurs qualités intrinsèques que sur leur faculté à rentrer en harmonie, en émulsion, avec la musique qu’on a prévue pour elles mais surtout avec la voix et la gestuelle d’un interprète particulier, qui se les approprie (et souvent les écrit lui- même). L’analyse de la chanson, telle qu’elle se pratique (de l’audition d’un CD à un spectacle vivant), ne repose plus seulement sur de vaines comparaisons poétiques (en témoignent la plupart des articles du n° 601 de la revue NRF « Littérature et chanson », juin 2012) mais intègre des questionnements qui relèvent de la musicologie comme de la kinésique. Objet polysémiotique, une chanson suscite des vocations variées, plus ou moins conjointes, dont la priorité n’est plus aussi clairement définie qu’autrefois. Et si la qualité d’Auteur Compositeur Interprète (de Brassens à Bénabar en passant par Barbara et Cabrel) règle la difficulté, elle n’épuise pas tout à fait cette interrogation : qu’est-ce qui compte dans une chanson ?
Car par ailleurs depuis les observations dans les années 80 de Louis-Jean Calvet sur son importance sociale en tant qu’œuvre intergénérique, la chanson intéresse comme objet culturel : les historiens, les psychologues, les philosophes... Et la bibliographie donnera une idée des multiples approches qu’elle stimule : réflexion sur le temps, vertus de la performance corporelle, prégnance des vers d’oreille, reflet de l’histoire des mentalités, etc. C’est donc sur ce genre polymorphe que nous proposons d’envisager le questionnement : comment une chanson crée-t-elle paradoxalement l’illusion de l’intime et de l’intimité ?
Même si nous le pouvions ou voulions, nous ne parviendrions pas à énumérer tous les arguments, toutes les circonstances qui font de la chanson, de sa création à sa réception, un phénomène, une expérience, un art collectif. Pour en réduire la collégialité, il faudrait au moins ne l’envisager que dans un mode de composition ACI (Auteur-Compositeur- Interprète) piano-voix et un mode de réception très particulier bien que très courant : avec casque ou oreillettes. Sortie de ces deux conditions (ou conditionnements), la chanson est collective pour 1) l’intermédialité qu’elle intègre et dont les étapes de la création et de la fabrication sont mises en partage la plupart du temps (et presque nécessairement) et pour 2) la forme la plus accomplie (et la moins figée) de sa performance, son expression sur scène devant un auditoire qui la partage. D’un côté un ensemble d’artistes et de techniciens (artisans) qui se la partage par petits bouts (même si poiétiquement chacune de leur contribution forme un tout organique et même si l’interprète sera amené par convention à davantage en assumer la responsabilité) ; de l’autre une assemblée (hétéroclite ?) d’individus qui la partage (dans le tout organique auquel elle a provisoirement abouti).
Mais plus fondamentalement, la chanson est collective :  parce qu’elle est fondée sur un rythme qui repose et incite à la participation communautaire
(la scansion servant par exemple dans les chansons de métier à encourager au travail ou par
ailleurs à danser en couple, en ligne, etc.),  parce qu’elle opte pour des styles musicaux qui sont souvent communautaires voire
communautaristes (et particulièrement dans les mouvements rock ou la culture hip-hop),  parce qu’elle est un genre historique, qui appartient au patrimoine et que, plus que jamais,
on assiste à une forte patrimonialisation du répertoire,  parce que la mode actuelle est aux groupes, aux reprises en duo, aux regroupements
choraux, aux featurings (invitation d’une autre vedette pour une chanson sur un album ou lors des concerts). Et c’est sans doute une mode dont il faudrait interroger l’historicité et la motivation.
Or, en face de cet argumentaire, paradoxalement, nous avons l’impression (l’illusion ?) que la chanson, profondément individuelle, émane (plus ou moins) exclusivement de la bouche qui la chante, pour nous seul qui l’actualisons en l’écoutant. Discours à la première personne, pour la structure énonciative la plus fréquente qu’elle emprunte à la poésie, la chanson se met à la disposition de nos affects de consommateurs et semble nous livrer, parce que les mots sont portés par la voix (et le corps) de l’artiste, les secrets de son âme, « sa vérité » dans la forme la plus authentique dont il soit capable : ces aveux, ces déclarations, qu’il ne pourrait pas dire sous le régime banal de la voix qui parle sans risquer le ridicule de l’emphase, du cliché ou de l’insincérité, le chant et les conditions particulières de son émission (accompagnement musical, arrangements, « magie » du spectacle) les lavent, les absolvent et en décuplent les effets et les vertus : celles peut-être de devenir des vers d’oreille à « l’incomparable pouvoir de hantise sur la psyché » parce que la chanson « ne fait au fond que donner voix au pur mouvement d’un devenir-secret, sans contenu déterminé » (Szendy P., 2008, p. 73-74) ; peut-être que cette appropriation est prévisible parce que la chanson est effectivement venue nous raconter quelque chose qui nous ressemble, incomplètement, au bénéfice d’un instantané : « Pour tout moment de n’importe quelle vie, il se trouve ainsi une chanson qui existait depuis toujours et qui, tout à coup, vous révèle, comme si c’était pour la première fois, ce qui n’arrive alors que pour vous » (Forest Ph., 2012, p. 117). C’est l’illusion d’être le destinataire non marqué qui se reconnaît comme la référence, codée par le pronom de 2e personne : de Je voulais te dire que je t’attends à « Ma plus belle histoire d’amour, c’est vous ». Qu’est-ce qui rend donc, en dépit du contexte, le processus d’actualisation (accaparation, identification) si aisé ?



Comité scientifique : Bernard Alazet (Paris 3), Bruno Blanckeman (Paris 3), Brigitte Buffard-Moret (Université d’Artois), Serge Hureau (Hall de la chanson), Jean-Marie Jacono (AMU, LESA), Philippe Jousset (AMU, CIELAM), Joël July (AMU, CIELAM), Cécile Prévost-Thomas (Paris 3).
Comité d'organisation : Jean-Marie Jacono, Philippe Jousset, Joël July Responsable : Joël July
Bibliographie sélective :
BLANCKEMAN, Bruno et LOUCIF Sabine (dir.), 2012, FIXXION, revue électronique, n°5, « Chanson/fiction »
http://www.revue-critique-de-fixxion-francaise-contemporaine.org/rcffc/issue/current/showToc
BIZZONI Lise & PREVOST-THOMAS Cécile (dir.), 2008, LA CHANSON FRANCOPHONE ENGAGEE, Montréal, Triptyque.
BUFFARD-MORET, Brigitte, 2009, POESIE, MUSIQUE ET CHANSON, éd. ARTOIS PRESSES UNIVERSITE
CALVET, Louis-Jean, 1981, CHANSON ET SOCIETE, Paris, PAYOT, 155 p.
CALVET, Louis-Jean, 2013, LA BANDE-SON DE NOTRE HISTOIRE, Paris, ECRITURE.
CATHUS, Olivier, 1998, L’ÂME-SUEUR, LE FUNK ET LES MUSIQUES POPULAIRES DU XXe SIECLE, éd. Desclée de Brouwer, Paris.
CHABOT-CANET, Céline, 2008, LEO FERRE : UNE VOIX ET UN PHRASE EMBLEMATIQUES, Paris, éd. L’HARMATTAN.
DENIOT, Joëlle, DUTHEIL PESSIN, Catherine, VRAIT, François-Xavier, 2000, DIRE LA VOIX, collectif, Paris, coll. « Univers musical », éd L'HARMATTAN.
DE SURMONT, Jean Nicolas, 2010, DE LA POESIE VOCALE A LA CHANSON, VERS UNE THEORIE DES OBJETS-CHANSONS, Lyon, ENS éditions, coll. « Signes ».
DOMINIQUE A, 2008, UN BON CHANTEUR MORT, La Machine à cailloux, coll. « Carré ». ECLIMONT, Christian-Louis (dir.), 2012, 1000 CHANSONS FRANCAISES DE 1920 A NOS JOURS,
Paris, FLAMMARION.
FERRIER, Michaël, 2012, « Pays profond de l’ouïe », VARIÉTÉS : LITTÉRATURE ET CHANSON, Stéphane Audeguy et Philippe Forest (dir.), Revue NRF, n° 601, GALLIMARD, p. 32-40.
FOREST, Philippe, 2012, « Les souvenirs », VARIÉTÉS : LITTÉRATURE ET CHANSON, Revue NRF, n° 601, Gallimard, p. 113-120.
GRIMBERT, Philippe, 1996, PSYCHANALYSE DE LA CHANSON, Paris, Les Belles Lettres, éd. ARCHIMBAUD.
GRIMBERT, Philippe, 2002, CHANTONS SOUS LA PSY, Paris, éd. HACHETTE LITTÉRATURES.
HAMMOU, Karim, 2012, « Le disque comme document historique, une analyse quantitative de l'usage des refrains dans les albums de rap en français de 1990 à 2004 », dans 25 ANS DE SOCIOLOGIE DE LA MUSIQUE EN FRANCE, tome II, Emmanuel Brandl, Cécile Prévost-Thomas, Hyacinthe Ravet (dir.), Paris, L'HARMATTAN, p. 177-193.
HIRSCHI, Stéphane (dir.), 1997, LA CHANSON EN LUMIÈRE, «Cantologie», n° 21, Presses Universitaires de Valenciennes.
HIRSCHI, Stéphane, 2008, CHANSON, L’ART DE FIXER L’AIR DU TEMPS, « Cantologie », PRESSES UNIVERSITAIRES de VALENCIENNES
JACONO, Jean-Marie, 1995, « Pour un panorama du rap et du raggamuffin français », LA CHANSON FRANCAISE CONTEMPORAINE, Innsbruck.
JACONO, Jean-Marie, 2010, « Une chanson, plusieurs sens : Mon légionnaire par Marie Dubas, Edith Piaf, Serge Gainsbourg», CULTURES A LA DERIVE, CULTURES ENTRE LES RIVES, Königshausen & Neumann, Innsbruck.
JULY, Joël, 2007, ESTHETIQUE DE LA CHANSON FRANCAISE CONTEMPORAINE, Paris, coll. « Univers musical », L’HARMATTAN.
JULY, Joël, 2011, “Les reprises, intertextualités assumées aux vertus patrimoniales”, CHANSON ET INTERTEXTUALITE, Revue Eidôlon, études réunies par Céline Cecchetto, n°94, PU de Bordeaux.
JULY, Joël, 2012, « Brel contre Barbara » in revue MALICE n° 2, Bruno Viard (dir.), Site AMU CIELAM. KLEIN, Jean-Claude, 1995, “Chanson et société : une passion française ?”, LA CHANSON FRANCAISE
CONTEMPORAINE, Mathis Ursula (dir.), Innsbruck. LACASSE, Serge, « La musique populaire comme discours phonographique : Fondements d’une démarche
d’analyse », MUSICOLOGIES, n°2, p. 23-39. LEBRUN Barbara (dir.), 2012, CORPS DE CHANTEUR. Présence et performance dans la chanson française et
francophone, Paris, L'HARMATTAN. MACE, Marielle , 2013, « Un bouleversant ennui », LA CHANSON POPULITTERAIRE, Gilles Bonnet
(dir.), Paris, éd. KIME. OBERHUBER, Andrea, 2010, « La chanson, un genre intermédial », CULTURES A LA DERIVE,
CULTURES ENTRE LES RIVES, Königshausen & Neumann, Innsbruck. PREVOST THOMAS, Cécile, 2002/2, « Les temporalités de la chanson francophone contemporaine », CA-
HIERS INTERNATIONAUX DE SOCIOLOGIE, n°113, p. 331-346. VANCON, Jean-Claire, 2010, ANALYSE MUSICALE, n°64. VIAN, Boris, 1958, EN AVANT LA ZIZIQUE..., Paris, LE LIVRE CONTEMPORAIN. SZENDY, Peter, 2008, TUBES : LA PHILOSOPHIE DANS LE JUKE-BOX, Paris, Éditions de MINUIT.
Site internet :
http://www.lehall.com/

22-23 mai 2014 - VALENCIENNES - Les archives familiales des écrivains

Appel à contributions pour

Les archives familiales des écrivains
Des matériaux, un motif, une question
 
Jeudi 22-Vendredi 23 Mai 2014
 
Université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis
Laboratoire CALHISTE (EA 43 43)
 
Comité d’organisation (Calhiste, Université de Valenciennes) : Frédérique Amselle (littérature britannique), Louis Hincker (histoire), Arnaud Huftier (littérature), Marc Lacheny (littérature germanique)
Comité scientifique :
Jean-Baptiste Baronian (Académie royale de Belgique), Philippe Lejeune (Paris 13, Item, UMR 8132), Jacques Le Rider (Histara, EPHE), Eric Leroy du Cardonnoy (Regens, Un. Caen), Judith Lyon-Caen (Grihl, EHESS, UMR 8558), Nathalie Piégay-Gros (Cérilac, Paris 7), Yann Potin (Iiac, EHESS/Cnrs, UMR 8177), Frédéric Regard, (Lire, UMR 5611/Paris 4), Scott Sprenger (Brigham Young University, USA), Dominique Viart (Alithila, Lille 3), Pierre Vilar (Cérilac, Paris 7), Catherine Viollet (Item, Cnrs, UMR 8132).

Argumentaire
Depuis la seconde moitié du XXe siècle plus particulièrement, au cœur de toute écriture archéologique, du roman généalogique et du récit de filiation, l’archive familiale a un statut de trace, de marqueur d’historicité, renvoyant à un héritage mis en scène et interrogé. Preuve ? Témoignage ?  Son exposition explicite, notamment dans le roman, donne à lire une relation mémorielle particulière, entre aveu et secret, ouvrant vers un référent déjà là, déjà vu, déjà lu, une manifestation de la continuité et de la répétition de l’histoire, ou de son inverse : la fuite du temps, la perte irrémédiable, l’irréductible discontinuité.
Des matériaux, un motif, une question, c’est sous ces trois aspects que ce colloque organisé par l’Université de Valenciennes désirerait répondre à la question : qu’appelle-t-on « archives familiales » quand on parle des écrivains ?
En effet, si le rôle du matériau dans la construction du récit est aujourd’hui central dans les études littéraires, on ne s’est sans doute pas encore assez penché sur la spécificité des archives familiales des écrivains : la matérialité des fonds, l’historique de leur conservation et de leur transmission, le travail auquel se livre l’auteur quand il les mobilise. Apparemment à l’état brut, parfois peu lisibles même, les archives familiales avant toute insertion dans un texte, avant toute réinvention littéraire, risquent d’être laissées de côté, considérées comme trop anecdotiques. C’est qu’elles commandent pour les comprendre des savoir-faire qui appartiennent sans doute au généticien ou plus spécifiquement à l’historien, prompt de son côté à souligner leur valeur documentaire, moins soucieux peut-être des modalités de leur réappropriation par les écrivains.
Alors que depuis quelques années les numéros de revues consacrés à la relation entre histoire et littérature se multiplient, le colloque pourrait être une parfaite occasion de débattre sur ce qui est encore trop laissé en demi-teinte : les rapports effectifs, fantasmés, et potentiels entre études littéraires et études historiques, tant les archives familiales des écrivains se prêtent par nature à la confrontation/collaboration transdisciplinaire.
« Archives familiales » ? Voudra-t-on dire archives que les écrivains ont effectivement eu en main, celles qui leur ont été effectivement transmises ou qu’ils ont eux-mêmes découvertes quand ils se sont faits enquêteurs ? Se contentera-t-on uniquement de celles intégrées dans les œuvres, mais quid inversement de celles sciemment laissées de côté ? Ne serait-il pas aussi possible de retrouver une archive familiale que les écrivains ne connaissaient pas, mais alors quel statut lui accorder ? Ne pourrait-on ici envisager une archive absente, manquante, qui vienne travailler l’œuvre à l’insu de l’auteur ? N’est-ce pas alors accepter d’appréhender toute l’ampleur de la question en passant des archives au pluriel comme productions culturelles et institutionnelles, à l’archive au singulier comme catégorie de la connaissance et de l’entendement ?
On pourra s’interroger sur la part transmise par le milieu social et culturel dont l’écrivain est issu. Part intégrée, part travaillée, reconnue dans le système d’appréciation que l’écrivain aurait reçu en héritage, ou part non maîtrisée, part qui lui échappe car refoulée mais qui fait retour et innerve une partie de son œuvre dont il n’a pas conscience, l’une comme l’autre aiguillon de sa motivation à écrire, de son désir ou de son mal être…
C’est autour de l’ensemble de ces questions que le colloque s’organisera. Il réunira et comparera des études de cas sans aucune exclusive de frontières, nationales, géographiques, et esthétiques. Ni le roman, ni la littérature de l’aire culturelle occidentale ne sont forcément les seuls concernés. Ni même la seule littérature contemporaine, c’est pourquoi les organisateurs de ce projet désirent ouvrir largement la perspective temporelle du sujet du XVIIIe au XXIe siècles.
Modalités
Les propositions de contribution (2000-5000 signes), accompagnées d’une courte bio-bibliographie de 5 à 6 lignes, sont à adresser avant le 1er septembre 2013 à Louis Hincker, secrétaire du colloque : louis.hincker@free.fr

Responsable : Laboratoire CALHISTE (EA 43 43). Université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis


6-9 juin 2014 - STRASBOURG - Écrire sa guerre : 1914-1918

Les Journées de l'Autobiographie 2014, organisées par l'Association pour l'Autobiographie (APA), auront lieu à la fois à Strasbourg (Centre St-Thomas) et à Emmendingen (Deutsches Tagebucharchiv).
Ateliers, conférences, débats, spectacles.
Le programme est en ligne sur le site de l'APA.





21 juin 2014 - PARIS - Matinée du Journal : Hélène Hoppenot

L'Association pour l'Autobiographie organise une rencontre sur le thème suivant  : Un enjeu d'édition, le Journal d'Hélène Hoppenot, avec Véronique Montémont et Marie-France Mousli.
La rencontre aura lieu à la Maison des associations, 181 avenue Daumesnil, 75012 Paris, à 15h.




23-26 juillet 2014 - BOVINO (Italie) - Autobiographies et biographies sur l'adoption.
Narration et recherche identitaire : Impératif génétique ou culturel ?

XIIIe rencontre de l'Observatoire Scientifique de la mémoire écrite, orale, filmique et du patrimoine autobiographique

La construction narrative d’autobiographies et de biographies sur le thème de l’adoption sera au centre de la XIIIème rencontre de l’Observatoire Scientifique de la mémoire écrite, orale, filmique et du patrimoine autobiographique de 2014.

Seront privilégiées les analyses structurelles et linguistiques de ce genre de narration (soit écrite, que filmique, ou des bandes dessinées).

a) La recherche de ses origines, par le sujet adopté, a suivi des perspectives culturelles et juridiques différentes selon les époques. Le code de Hammurabi retrouvé en 1901 à Suse, en Iran, actuellement conservé au musée du Louvre, est un de plus anciens recueils de lois, rédigé par le roi Babylonien Hammurabi qui régna du 1792 au 1750 B. C. Plusieurs articles de ce code sont destinés à règlementer les comportements dans l’adoption. Dans le monde paysan et artisanal, l’adoption ou la filiation ont été, et sont encore dans certains pays, des pratiques courantes pour disposer d’une force-travail supplémentaire. Le code de Hammurabi établissait aussi les obligations, pour les parents adoptifs, garanties au sujet adopté. “LOIS de justice que Hammurabi, le roi sage, a établies” lit-on dans l’épilogue.
Nous rapportons ici quatre des articles (du 185 au 194) du code de Hammurabi traitant de l’adoption et de la paternité:
185. Si un homme adopte un enfant, à son nom, comme fils, et qu'il l'élève, le fils adulte ne peut être ensuite réclamé 186. Si un homme adopte un fils, et si ensuite celui-ci blesse son père et sa mère nourriciers, alors ce fils adopté doit retourner dans la maison d'où il est venu.
188. Si un artisan a entrepris d'élever un enfant et de lui enseigner son art, il ne peut être ensuite réclamé. 190. Si un homme n'entretient pas un enfant qu'il a adopté comme fils et élevé avec ses autres enfants, alors ce fils adoptif peut retourner dans la maison paternelle. Trad. Jean- Vincent SCHEIL, 1902
Dans la Rome antique, la pratique de l’adoption (Brutus, Auguste étaient des fils adoptifs de Julius Caesar ; étaient aussi adoptés Caligula et Néron, entre autres) constituait pour les patriciens, surtout, la possibilité de choisir l’heritier qu’ils considéraient comme le plus conforme à la poursuite de leur politique. En somme, un fils était considéré comme un vecteur de transmission culturelle.

b) Ces dernières années, les médias ont fait une large place à la recherche des parents biologiques chez les sujets adoptés, ou chez les enfants abandonnés par leurs parents. On peut imaginer que ces programmes télévisés ont encouragé la recherche des origines. La formule magique de l’ADN, empire de la génétique, a pris une grande importance.
Le livre L’empire du ventre. Pour une autre histoire de la maternité, de Marcela Iacub, Paris, Fayard, 2004, examine comment au fil des époques la jurisprudence a élaboré des normes différentes concernant la maternité, en fonction de convictions liées à un moment historique et politique donné. Aujourd’hui de nombreux aspects sont rendus plus complexes par le droit à la filiation revendiquée par les couples homosexuels, par la possibilité de recours à des mères porteuses, par l’adoption internationale. Toutes instances inconnues il y a quelques décennies seulement.
Plusieurs romans et films témoignent de l’actualité du thème. Citons, parmi des œuvres récentes, Secrets & lies, film di Mike Leigh (1996) raconte la découverte, par la protagoniste, de sa mère biologique. Cette rencontre brise dramatiquement le mur de non-dits familiaux ; Stories we tell de Sarah Polley (documentaire, 2012) ; Philomena film de Stephen Frears (2013) ; The mistress’s Daughter (2007), roman autobiographique de Amy M. Homes. Le metteur en scène Gianni Amelio a parlé de sa propre paternité biologique et culturelle en diverses occasions, et de l’assomption de paternité dans ses deux films : Colpire al cuore, 1983, et Ladro di bambini, 1992.
L’importance de se raconter est au centre du film Stories we tell (Canada 2012). L’auteure a bâti son documentaire sur la découverte, à l’âge adulte, de son père biologique. Née d’une relation extraconjugale, Sarah Polley a enregistré la réception de cette nouvelle, et leurs réactions, par les membres de sa famille. Leurs verbalisations constituent dans le film la colonne d’Hercule de l’élaboration de faits aussi intimes. Dans le documentaire est mentionnée une séquence du film Matrimonio all’italiana, 1964, de Vittorio De Sica, interprété par Marcello Mastroianni et Sofia Loren, et tiré de la comédie Filumena Marturano, du 1946 d’Eduardo de Filippo : «I figli so’ figli e so’ tutt’ eguali » est la phrase de Domenico après le refus de Filumena de lui révéler quels enfants sont de lui.
En conclusion les instances identitaires changent selon les différentes cultures et périodes historiques, et le récit autobiographique et biographique dans ses modalités formelles permet de comprendre de comprendre ces parcours, et le rôle que la communication écrite ou audiovisuelle y joue.

Les contributions pourront être publiées, après la lecture des referees, dans la revue Mnemosyne o la costruzione del senso, Presses Universitaires de Louvain, dir. Beatrice Barbalato.

ENVOI DES CONTRIBUTIONS

La proposition devra respecter ce standard : un abstract de 250 mots (maximum) avec deux textes de référence, et un bref CV (maximum 100 mots) avec la mention éventuelle de deux publications de l’auteur (livres, ou essais). beatrice.barbalato@gmail.com ; irenemeliciani@gmail.com
Sur le site http://mediapoliseuropa.com/ les symposiums des années précédentes peuvent être consultés

Bibliographie :

1. Télémaque, Archiver et interpréter les témoignages autobiographiques, (dir. B. Barbalato-A. Mingelgrün), Louvain-la Neuve, Presses Universitaires de Louvain, 2012.
2. Patrizia Bettella, «Adoption, Motherhood, domestication, : the role of the child in Antonio Capuano’s “La guerra di Mario”», Quaderni d'italianistica, Canada, 2010, Vol. 31 Issue 2.
3. Georges Lakoff - Mark Johnson, Metaphors we live by, University Chicago Press, 1980.
4. Jean Starobinski, « Le sens de la critique », in Id. La relation critique, Paris, Gallimard, 1991 (1970).
5. Paul Veyne,La Sociéte ́romaine,Paris, ÉditionsduSeuil,1991. 6. http://www.adoptionhealing.com/AdoptionMovies.html

Comité scientifique :

Beatrice Barbalato, Directeur de la revue Mnemosyne, o la costruzione del senso, PUL-Université catholique de Louvain.
Fabio Cismondi, asbl Mediapolis.Europa -Fusion for Energy, European Union Irene Meliciani, manager asbl Mediapolis-Europa. Albert Mingelgrün, Université Libre de Bruxelles. Giulia Pelillo, Universität Heidelberg.
Edgar Radtke, Universität Heidelberg.

Date extrême pour présenter une proposition : 16 mars 2014
 Inscription au colloque, après l’acceptation de la proposition : 80,00 euros
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25-26 Septembre 2014 - GALWAY (Irlande) - Yves Navarre : une vie à écrire

National University of Ireland, Galway, Irlande
 Les jeudi 25 et vendredi 26 septembre 2014
Yves Navarre : Une vie à écrire / A life (time) to write
 
Cette conférence propose d’analyser et d’échanger lectures et approches sur les textes très divers qui composent l’œuvre abondante d’Yves Navarre (1940-1994): romans tels Lady Black (1971), Le Petit galopin de nos corps (1977), Le Jardin d’acclimatation (1980), Ce sont amis que vent emporte (1991) ; textes à veine autobiographique comme Biographie (1981) ou Une vie de chat (1986) ; chroniques (La vie dans l’âme (1992) ; recueils de lettres avec les deux tomes de L’Espérance de beaux voyages (1984) ; théâtre ; poèmes ; livres pour enfants ; journal (désormais en accès libre à BAnQ, Bibliothèque et Archives nationales du Québec).
L’institution littéraire a reconnu le talent d’écrivain d’Yves Navarre, de son vivant, lui décernant le Prix Goncourt en 1980, et le Prix de l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre en 1992. Toutefois, force est de constater une étonnante pénurie d’études, d’articles, de colloques, consacrés à une œuvre pourtant riche de pistes de réflexion et complexe dans les enjeux qui s’y nouent, comme dans la diversité formelle qu’elle illustre. De nouvelles initiatives voient cependant le jour, permettant aux textes de continuer de circuler, d’être lus et commentés (réédition par H&O de textes épuisés, site internet consacré à l’auteur (www.yvesnavarre.ch), sortie prochaine d’un hors série de la revue Inverses, corpus accessible aux chercheurs dans la base de données francophone Frantext (www.frantext.fr). Les deux journées de cette conférence s’inscrivent dans une telle approche, et souhaitent réunir universitaires, éditeurs, lecteurs, metteurs en scène et acteurs, juste hommage rendu à un écrivain disparu il y a vingt ans.
Tous les aspects de l’œuvre pourront être abordés. Par ailleurs, des témoignages sur le parcours de vie et d’écriture d’Yves Navarre sont également les bienvenus. Il est envisagé de présenter des inédits de l’auteur (poèmes, lettres, manuscrits, tapuscrits) ainsi que des extraits de son journal personnel. A titre purement indicatif, voici quelques orientations susceptibles d’être retenues :
·        L’écriture: frontière roman / autobiographie / journal ; hybridité de l’écriture ; axes thématiques ;
·        Le théâtre : rapport théâtre – autres écrits ; le dramaturge et le romancier ; les pièces jouées : expériences théâtrales ;
·        L’édition : figure de l’éditeur dans les textes ; avenir de l’œuvre ; l’édition des textes : expériences éditoriales ;
·        La question de l’homosexualité : place dans l’œuvre publiée ; écriture, sexualité, sensualité ; expériences militantes ;
·        A l’écoute du monde : rapport à l’autre, rapport au monde ; l’actualité mise en texte ; l’actualité dans le journal personnel ;
·        La période québécoise : textes du Québec ; réception de l’œuvre.
Les interventions pourront se faire en anglais ou en français, et adopter diverses approches critiques. Les propositions de communication (250-300 mots, avec titre) ainsi qu’une courte bio-bibliographie sont à envoyer avant le 15 décembre 2013 à :
Sylvie Lannegrand, sylvie.lannegrand@nuigalway.ie


2-4 octobre 2014 - STOCKHOLM (Suède) - Autobiography

Appel à communications (dernier délai : 1er mars 2014) :
International Conference
Södertörn University, Stockholm, 2-4 October, 2014

You are cordially invited to this international conference on autobiography organized by the English Department.

This interdisciplinary conference seeks to explore a broad variety of ideas within the field of autobiography. We invite papers and presentations on the following or related topics:

AUTOBIOGRAPHY: INTERNATIONAL CONFERENCE

    Spiritual Autobiographies
    Self-representational Writing
    Online Writing of the Self
    Fictional Autobiographies
    Fake Autobiographies
    Autofiction
    Auto-ethnographies
    Autobiography in Cartoons
    Autobiography in Dance and Film
    Postcolonial Autobiography
    Celebrity Autobiographies
    Autobiography and Gender
    Indigenous Autobiography
    Autobiographies of 'ordinary people'
    Autobiogeography
    Therapeutic autobiography
    Autobiography in Translation

Please send your abstract and a short bio by March 1, 2014. Applications may be reviewed after the deadline until the quota for presentations is filled. We welcome papers conforming to 20 minutes oral presentation time, followed by 10 minutes of Q&A. The abstract should be max 300 words and the bio max 50 words. Notification of acceptance April 1, 2014. Registration and payment of conference fee of 2750 SEK by April 15, 2014. Delegates may attend the conference without submitting any research, but registration is still necessary. Final papers by August 1, 2014. Selected papers will be published in a peer-reviewed anthology in the Södertörn University English Studies Series
.
Conference Organizers:

Kerstin Shands, Professor of English, Södertörn University, Stockholm
Giulia Grillo Mikrut, PhD Candidate, University of Queensland, Australia
Steering Group:

Dr. Kerstin Shands, Södertörn University, Stockholm
Dr. Harriet Sharp, Södertörn University, Stockholm
Giulia Grillo Mikrut, PhD Candidate, University of Queensland
Dr. Wim Van Moer, Vrije Universiteit Brussel
Dr. Karen Meyers-Ferreira, University of Swaziland

Contact: autobiography2014@hotmail.com

Web site: www.sh.se/autobiography


9-10 octobre 2014 - GRENOBLE - La civilité épistolaire sous l'ancien régime

La civilité épistolaire sous l’Ancien Régime
9-10 octobre 2014
Appel à communication
 
Colloque organisé par Cécile Lignereux (Université Stendhal-Grenoble 3)
dans le cadre de l’EA 3017 RARE « Rhétorique de l’Antiquité à la Révolution »
 
 
            Il paraît temps de constituer en objet de recherche les pratiques langagières typiques de la civilité observée dans les lettres. D’une part, alors qu’elle a souvent occasionné des analyses ponctuelles, celle-ci n’a pas encore fait l’objet d’une réflexion d’ensemble. D’autre part, le considérable renouveau des études sur les pratiques épistolaires permet d’aborder les correspondances autrement que par le biais de lectures biographiques.
À trop réduire l’écriture épistolaire à l’expression du for privé, à trop pratiquer un mode de lecture psychologisant, à trop négliger les moyens textuels assurant la mise en discours de l’affectivité, de nombreuses enquêtes ont eu tendance à occulter les habitudes socio-discursives éminemment codifiées que mobilisent les épistoliers d’Ancien Régime – se privant ainsi du moyen d’apprécier la représentativité des formes signifiantes engagées dans l’échange épistolaire, c’est-à-dire d’estimer à leur juste mesure la valeur et l’impact des modèles discursifs sollicités. La confrontation des correspondances aux consignes des traités de savoir-vivre en général et des manuels épistolographiques en particulier permet justement d’éviter de surestimer la singularité de situations et de pratiques discursives aussi courantes que ritualisées. C’est ainsi, par exemple, que la connaissance non seulement des usages de la sociabilité mais encore des modèles axiologiques qui sous-tendent une nomenclature des émotions socio-culturellement déterminée permet de restituer leur juste portée à des séquences épistolaires dont le conditionnement topique a longtemps été minoré – les protestations d’amitié, les promesses d’assiduité, les assurances de reconnaissance, les témoignages de condoléance et de congratulation ou encore les offres de service faisant partie d’une praxis épistolaire dûment polie par la civilisation des mœurs.
            Les objectifs de ce colloque sont donc d’identifier les dispositifs qui caractérisent les pratiques réglées de la bienséance épistolaire ; de mesurer l’influence des routines socio-discursives préexistantes sur des liens intersubjectifs en contextes singuliers ; d’éclairer le fonctionnement de configurations discursives par les normes d’expression qu’elles réinvestissent. Dans cette perspective, trois types d’approches sont appelés à se compléter :
l’anthropologie culturelle, afin d’étudier la régulation normative des pratiques épistolaires, la prégnance du modèle conversationnel, la gestion de formes tributaires de l’art de plaire galant, l’évolution des sensibilités en matière de conventions et de rituels ;
la stylistique pragmatique, afin d’analyser les procédures mises en œuvre par les partenaires de l’interaction épistolaire pour préserver l’équilibre et l’harmonie de la relation interpersonnelle, et ainsi d’inventorier, au plus près des phénomènes linguistiques, les stratégies de politesse constitutives du travail de figuration épistolaire ;
la rhétorique, afin de caractériser les techniques et les dispositifs propres aux logiques discursives qui président aux effets de lecture, ce qui implique d’établir au préalable les descriptifs rhétoriques des sous-genres de discours épistolaires repérés – ces descriptifs fournissant des grilles de lecture aptes à mettre au jour les procédés textuels utilisés.
 
 
Comité scientifique : Delphine Denis (Paris-Sorbonne), Francis Goyet (Stendhal-Grenoble 3) Anna Jaubert (Nice-Sophia Antipolis), Claude La Charité (Université du Québec à Rimouski), Cécile Lignereux (Stendhal-Grenoble 3), Christine Noille (Stendhal-Grenoble 3).
Les propositions de communication (assorties d’un titre et accompagnées d’une brève présentation bio-bibliographique) sont à envoyer avant le 1er novembre 2013 à Cécile Lignereux à l’adresse suivante : cecilelignereux@yahoo.fr

Responsable : Cécile Lignereux


17-18 octobre 2014 - MALAGAR (33) - Claude Mauriac : une écriture à l'oeuvre


(Centre François Mauriac de Malagar
Domaine de Malagar, 17 route de Malagar, 33490 Saint-Maixant)

Appel à communication : Centenaire de Claude Mauriac

« Une écriture à l’œuvre »

De prime abord, célébrer le centenaire de la naissance de Claude Mauriac semble contrarier le projet essentiel et radical de son œuvre : celui d’immobiliser le temps. Qu’il s’agisse des volumes de son journal - Le Temps immobile et Le Temps accompli -, des romans qui composent Le Dialogue intérieur et Les Infiltrations de l’invisible ou des pièces de son théâtre, Claude Mauriac n’a cessé de poursuivre la même quête éthique et esthétique : inscrire l’identité dans la permanence qui subsume le passage du temps et parier sur le dialogue des consciences. Face à la détresse de notre existentielle condition, s’élabore une œuvre qui, comptant sur le recours et le secours de l’écriture, s’inscrit pleinement dans la modernité.

Claude Mauriac a redistribué les cartes des jeux respectifs de la fiction et de la diction. Il a redessiné les frontières entre les territoires contemporains de la rhétorique et de la poétique. Avec l’exigence de l’a-littérature, il invente un objet non identifié, à partir duquel s’élaborent une manière inédite - le montage diaristique -, et une matière improbable - le dialogue intérieur et invisible -. La pulsion d’écriture à l’œuvre dans Le Temps immobile est sensible aussi dans son œuvre journalistique.

Par ailleurs, célébrer un centenaire implique de prendre acte d’un héritage et d’en envisager la transmission. Or en cette circonstance particulière, la filiation de François et de Claude crée une relation complexe faite de discontinuité  et de continuité qui mérite d’être envisagée. Et si Claude Mauriac s’inscrit dans la mouvance de ses contemporains Nouveaux Romanciers, si son œuvre peut être lue à la lumière de leurs refus et revendications, l’ambition spirituelle qui l’anime a sans doute « infiltré » le présent d’une trace singulière, visible, elle, sur la ou les génération(s) suivante(s).

C’est donc à situer Claude Mauriac dans notre temps en même temps qu’à saluer l’exemplarité de sa pratique, quel que soit le genre essayé, que se voue ce colloque, qui voudrait aussi se mettre à l’écoute du dialogue « intérieur » entre Claude Mauriac et quelques romanciers actuels.


          Le résumé détaillé de la proposition de communication (environ 300 mots ou 1 500 signes), accompagné d’un titre et d’une courte biobibliographie, devra être adressé au plus tard le 31 mars 2014 aux deux adresses électroniques suivantes : caroline.casseville@u-bordeaux3.fr et mhboblet@free.fr. Il sera examiné par le comité scientifique du colloque composé de : Philippe Baudorre (Bordeaux 3), Marie-Hélène Boblet (Caen), Caroline Casseville (Bordeaux 3), Jean-Louis Jeannelle (Paris IV), Claude Leroy (Paris X), Jacques Monférier (Bordeaux 3), Evelyne Thoizet (Artois) et Jean Touzot (Paris IV). L’avant-programme sera arrêté le 30 juin 2014. A l’issue du colloque, le comité scientifique sélectionnera les communications qui feront l’objet d’une publication.


17-18 octobre 2014 - PARIS - Violette Leduc. "La Bâtarde a cinquante ans"

  "La Bâtarde a cinquante ans" organisé par Mireille Brioude, Anaïs Frantz, Alison Peron,
membres du groupe "Violette Leduc" de l'équipe GENÈSE&AUTOBIOGRAPHIE
qu'animait Catherine Viollet.

Pour en savoir plus: http://violetteleduc.net/programme-du-colloque/
 


Lieu : Maison de la Recherche de La Sorbonne Nouvelle-Paris 3 et École Normale
Supérieure de Paris

Date : 17 octobre 2014 - 18 octobre 2014
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ARGUMENTAIRE:
La Bâtarde a cinquante ans. En 1964, Violette Leduc publie le premier tome de
l’autobiographie qui, préfacée par Simone de Beauvoir, la rend célèbre. Écarté
du Prix Goncourt à cause de son caractère trop audacieux, le livre rencontre
néanmoins un succès éclatant auprès du public. Cinquante ans plus tard, la «
Bâtarde » suscite un regard renouvelé sur son œuvre à travers le film de
Martin Provost, le documentaire d’Esther Hoffenberg, la création d’un groupe
de recherche « Violette Leduc » à l’ITEM, et la réédition de ses romans.
Ouvert à tous, le colloque du cinquantenaire de La Bâtarde présente l’état
actuel de la réception et de la recherche sur l’œuvre de Violette Leduc.

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PROGRAMME :

Vendredi 17 octobre 2014 – Matinée 9h30-12h30 / Salle Claude Simon, Maison de
la Recherche de Paris 3, 4 rue des Irlandais, Paris V°

-Ouverture
-Séance 1 : La Recherche universitaire
Modératrice : Anaïs Frantz

-Clara Bonelli (Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3) : « Violette Leduc et le
corps universel »

-Renaud Kiev (Université McGill) : « L’éblouissement de la beauté dans l’œuvre
de Violette Leduc : la perfection n’est pas de ce monde même quand nous la
rencontrons »

Pause

Modératrice : Alison Peron
-Ghyslaine Charles Merrien (professeur) : « Violette Leduc et la peinture »

-Mireille Brioude (professeur/ITEM) : Clôture de la matinée

Vendredi 17 octobre 2014 – Après-midi 14h30-17h / Salle Claude Simon, Maison
de la Recherche de Paris 3

-Séance 2 : L’héritage leducien chez les écrivains et artistes contemporains
Table ronde modérée par Catherine Florian (Librairie Violette and Co, Paris)

-Anne Garréta (écrivain)

-Carole Achache (écrivain)

-Cécile Vargaftig (écrivain)

Pause

Modératrice : Mireille Brioude
-Kesso Saulnier (artiste, Québec) : « Deux êtres qui s’aiment et qui
s’déchirent : projet d’intertextualité polyphonique avec les livres de
Violette Leduc »

-Céline Arnaud (actrice, France) : Présentation du spectacle Ma mère c’est mon
père, d’après Violette Leduc (monté au Théâtre K en janvier 2014)

Samedi 18 octobre 2014 – Matinée 10h-12h30 / Salle des Résistants, École
Normale Supérieure

-Séance 1 : Manuscrits et Archives
Modératrice : Mireille Brioude

–Mireille Brioude (professeur/ITEM) : Présentation de la publication par
Catherine Viollet d’un inédit de Violette Leduc, La main dans le sac (éd. du
Chemin de fer, 2014)

–Anaïs Frantz (Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3/ITEM) et Alison Peron
(Université Paris 3/ITEM) : « Le cas René. Étude des manuscrits de La Chasse à
l’amour »

–Olivier Wagner (Bibliothèque Nationale de France) : « La correspondance entre
Nathalie Sarraute et Violette Leduc »

Samedi 18 octobre 2014 – Après-midi 14h30-17h / École Normale Supérieure, 25
rue d’Ulm, salle des Résistants (1° étage escalier A)

-Séance 2 : La vie et l’œuvre : témoignage
Modératrice : Ghyslaine Charles Merrien
-Jean-Claude Arrougé (ami de l’écrivain) : « Une grande qualité d’écoute »

Pause

-Séance 3 : Projection du documentaire Violette Leduc La Chasse à l’amour (Les
Films du poisson, 2013)
Modératrices : Anaïs Frantz et Alison Peron
En présence d’Esther Hoffenberg (réalisatrice)


23-24 octobre 2014 - MONTPELLIER - Douze ans de journal posthume : Le Passé défini de Jean Cocteau (Reporté)


Colloque de Montpellier, 23-24 octobre 2014 - Reporté au 15-16 octobre 2015.

Appel à communication


Organisation : Pierre Caizergues (Montpellier 3, IUF), Christian Rolot (Montpellier 3), Pierre-Marie Héron (Montpellier 3, IUF), Guillaume Boulangé (Montpellier 3).


 Sous le titre Le Passé défini, Cocteau tient de 1951 à sa mort en 1963 un journal personnel d'emblée placé dans la perspective du posthume, comme pour contredire la « mode absurde qui consiste à publier son “journal” de son vivant » et dont Gide serait l'initiateur : « Mode lancée par Gide. Mais la méthode gidienne consiste à feindre de tout dire pour cacher tout. Un journal n’existe que si on y consigne sans réserve tout ce qui vous passe par la tête » (22 février 1953). Commencée en 1983, l'édition en huit volumes de cet énorme opus de près de cinq mille pages s'est terminée en novembre 2013, pour le cinquantenaire de la mort du poète. Dans le prolongement de la première étude d'ensemble par Jean Touzot (Cocteau à cœur ouvert, Bartillat, 203 p.), publiée en même temps que le huitième et dernier volume du journal, le colloque de Montpellier se propose d'explorer à plusieurs voix ce monument d'écriture des douze dernières années du poète, pour lui-même et en relation avec l'activité littéraire, artistique et médiatique qui accompagne sa rédaction.
La vie du poète s'y donne à lire dans la société de ses pairs, lecteurs, amis, mécènes et familiers ; dans ses préoccupations d'écriture, d'édition et de posture(s) publique(s) ; dans sa culture et ses lectures, ses idées et opinions, ses goûts et dégoûts, sa relation au corps, au désir, au rêve ; dans ce qui fait son pain quotidien et son actualité médiatique ; dans ses souvenirs ; dans ses hauts et ses bas, ses reliefs et ses routines. Tout cela mériterait d'être regardé de plus près, comme il serait nécessaire d'étudier de plus près l'objet « journal » intitulé Le Passé défini, dans sa matérialité (des manuscrits et leurs pièces jointes à l'édition et ses options, qui ont évolué au fil des volumes), ses rythmes, cycles et rituels d'écriture, les fonctions variables que Cocteau lui donne au fil des ans, ou encore ses confrontations avec différents repoussoirs ou modèles (Gide, Valéry, Kafka, Green, Hugo, Chateaubriand, Nietzsche…). Car si le poète veut au début faire bref, proscrire le « bavardage » et comme sculpter sa vie quotidienne en la réduisant à l'essentiel, il laisse ensuite son journal devenir autre chose : un emploi du temps, un atelier de textes, « un bon vide-poches » (21 août 1955), un remède à la solitude, un tiroir à secrets, un lieu de pensée en liberté, un défouloir, et surtout, peut-être, la chambre d'écho d'une apologie de soi sans cesse reprise, demandant justice à la postérité pour son œuvre et son génie, certes salués à l'étranger mais si mal reconnus dans son pays.
Considérant ce mouvement d'une écriture sans cesse en dialogue (d'amitié ou de procès) avec autrui, on peut aussi se demander ce qui survit dans Le Passé défini de l'ambition de connaissance et de perfectionnement de soi qui, de Benjamin Constant et Stendhal à Gide, Green ou Jouhandeau, anime le genre. Un des grands intérêts de la forme « journal » n'est-il pas précisément de permettre à son auteur de se découvrir toujours un peu autre et ailleurs que là où lui-même se voit, en notant les mobilités, variations et parfois contradictions de son âme, les courants et bifurcations imprévues de ses pensées, de ses humeurs, de ses rêveries, de sa vie et des événements ? Car il y a dans le principe même de l'écriture journalière une capacité d'invention de soi aussi forte en principe que sa pente à susciter et entretenir une certaine bêtise de la pensée, faite de déjà-dit et de déjà-vu.
On n'oubliera pas non plus que, depuis la fin du XIXe siècle, tout journal d'écrivain est aussi travaillé par la question de son statut littéraire. « Puis-je faire du journal une œuvre ? » Barthes a consacré à cette question une « Délibération » fameuse en 1979, nourrie entre autres de sa lecture du Journal de Kafka. Cocteau l'aborde en poète qui met la poésie en toutes ses occupations et dans tous les genres. Poète, c'est-à-dire sensible « aux choses surprenantes qui nous environnent et que nos sens enregistraient machinalement », exact dans la pensée et dans le style (« Soigner sa pensée, la manier, la mettre en relief, c'est soigner son style »), et doué du privilège de « toucher juste et plus loin que toute science », écrivait-il en 1922 dans Le Secret professionnel. Une « religion de la poésie » qui est aussi une « éthique » et commande « un style de l'âme » (10 octobre 1951), modélise Le Passé défini en profondeur, justifiant une approche proprement esthétique du journal, dont l'entreprise réservée pour la postérité demanderait dès lors à être située dans l'économie artistique et littéraire de Cocteau au cours des années de sa rédaction.

Ces pistes d'étude, et d'autres, peuvent faire l'objet de propositions de communication, à adresser à Pierre-Marie Héron (spm.heron@gmail.com) jusqu'au 30 juin 2014.


Éléments de bibliographie

1/ Sur Le Passé défini

El Gharbie (Rana), Les Journaux de Jean Cocteau, Thèse de doctorat sld Henriette Levillain, Université Paris-Sorbonne, 2012.
Touzot (Jean), Cocteau à cœur ouvert, Paris, Bartillat, 2013.

Boulangé (Guillaume), « Jean Cocteau au fil de l'onde », in Jean Cocteau. Pratiques du média radiophonique, Pierre-Marie Héron et Serge Linarès (dir), Caen, Éditions Minard / Lettres modernes, Revue des lettres modernes, Série Cocteau, n° 7, 2013, p. 111-121.
Burgelin (Claude), « Cocteau et son journal : le miroir aveugle », in Lire Cocteau, C. Burgelin & M.-C. Schapira (dir.), Lyon, Presses universitaires de Lyon, 1992, p. 31-45.
Ducrey (Guy), « Haine du journalisme », in Cocteau journaliste, P.-M. Héron et M.-È. Thérenty (dir.), Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Interférences », 2014, p. 157-168.
El Gharbie (Rana), « De la célébrité mondaine à la gloire posthume dans Le Passé défini de Jean Cocteau », Missile [revue de doctorants], n°1, septembre 2013, p. 3-7.
Lis (Jerzy), « Quelques réflexions sur le journal intime en France au XXe s. », Studia Romanica Posnaniensia, 17, 1993, p. 259-274.
Touzot (Jean), « Quand le crayon relaie la plume (les dessins en marge du Passé défini) », communication au colloque international de Salzbourg « Jean Cocteau. À la croisée des langages artistiques » (Autriche, 2-3 mai 2013), S. Linarès et S. Winter (dir.). Actes en préparation.

2/ Sur le journal personnel

Le Journal intime et ses formes littéraires, textes réunis par V. Del Litto, Genève, Droz, 1978.
Le Journal personnel, Philippe Lejeune (dir.), Nanterre, Publidix, 1993.
Les Journaux d'écrivains : enjeux génériques et éditoriaux, Cécile Meynard (dir.), Berne, Peter Lang, 2012.

Braud (Michel), La Forme des jours : pour une poétique du journal personnel, Paris, Seuil, 2006.
Didier (Béatrice), Le Journal intime, Paris, PUF, 1976.
Girard (Alain), Le Journal intime, Paris, PUF, 1963.
Lejeune (Philippe), Autogenèses (Les Brouillons de soi, 2), Paris, Seuil, 2013.
Lis (Jerzy), Le Journal d'écrivain en France dans la 1ère moitié du XXe siècle. À la recherche d'un code générique, Poznan, Wydawnictwo Naukowe UAM, 1996.
Marty (Éric), L'Écriture du jour. Le Journal d'André Gide, Paris, Seuil, 1985.
Pachet (Pierre), Les Baromètres de l'âme. Naissance du journal intime, Paris, Hatier, (1990), « Pluriel », 2001.
Rousset (Jean), Le Lecteur intime. De Balzac au journal, Paris, José Corti, 1986.
Simonet-Tenant (Françoise), Le Journal intime. Genre littéraire et écriture ordinaire, Paris, Téraèdre, 2004.



5 novembre 2014 - MONTPELLIER - S'écrire par delà le papier.
Hybridation des formes et des supports dans l'oeuvre autofictionnelle de Chloé Delaume


Journée d'étude organisée par Annie Pibarot et Florence Thérond
Le 5 novembre de 14h à 19h
Université Montpellier III, Site St-Charles, Salle des colloques 1
(Ligne 1, arrêt place Albert 1er)

Contacts : anniepibarot@orange.fr et therondflorence@wanadoo.fr

PROGRAMME
14h00 Ouverture, Annie Pibarot et Florence Thérond
14h30 CONFERENCES Anaïs Guilet, "Donner corps à la fiction : les performances littéraires de Chloé Delaume"
15h00 Anne Roche, "Chloé avec les vampires"
15h30 Marika Piva, "Donner à sa vie une forme inédite", Morphologie diu carrefour et du basculement chez Chloé Delaume
16h00 Discussion
16h30 Pause
17h00 LECTURES. Chloé Delaume présente des extraits d'un livre en cours d'écriture
18h-19h TABLE RONDE "S'écrire par-delà le papier", animée par Thierry Guichard, directeur du Matricule des Anges.


27 novembre 2014 - PARIS - Journée d'études André Pézard
 
Cette journée d'études se tiendra à la Maison de l'Italie, 7 bd Jourdan, 75014 Paris, de 9h à 18h.
Responsables scientifiques ; M. Hartmann, et S. Fabrizio-Costa
Contact :  catherine.bienvenu@unicaen.fr

    Premier traducteur de Dante dont il a présenté et annoté les œuvres complètes pour une édition magistrale dans la Pléiade, André Pézard a consacré sa vie à l’étude de la littérature et de la langue italiennes. En tant que traducteur, il s’est trouvé confronté à la complexité et à la richesse poétique de l’œuvre de Dante –dont il a su restituer la beauté mêlée.
    Ce travail unanimement reconnu, implique l’élaboration d’une écriture dont on n’a pas assez salué la valeur.
    En prenant appui sur ses traductions, sur ses journaux et manuscrits, mais aussi sur son récit de la première guerre mondiale, Nous autres à Vauquois, l’objectif de cette journée d’études est de renverser la perspective habituelle sur son œuvre et d’analyser ses pratiques et ses usages de la langue pour en montrer la qualité littéraire. On s’attachera donc à présenter les facettes de cette écriture en la plaçant en regard de son histoire personnelle, de l’histoire de la première guerre et de l’histoire littéraire française et italienne.

Silvia Fabrizio-Costa : « Formes d'écritures dans certains matériaux manuscrits des Journaux ».
Sylvie Marie Dit Borel : « La guerre et la naissance de l'écriture : pour une biographie d'A.Pézard ».
Marie Hartmann : « La beauté en rempart contre l’horreur », place de Nous autres à Vauquois dans la littérature française sur la première guerre mondiale.
Marie-José Tramuta : « Pézard et les légendes de Provence : écriture et réécriture ».
Muriel Gallot : « Corps morcelé et corps glorieux dans les écrits de guerre d’André Pézard et de Federico de Roberto », étude stylistique des deux écrivains.
Alberto Valerio Cadioli : « La memoria della Grande guerra nelle pagine dei letterati italiani ».
Mirko Menna : «  Giuseppe Antonio Borgese, la Francia e La Grande guerra. »
Laura Oliva : « Lionello Fiumi e André Pézard : un’amicizia tra critica e poesia »

Avec le soutien de la Fondation Arnoldo et Alberto Mondadori qui présentera son approche du travail d’André Pézard.



29 novembre 2014 - PARIS - Le "Journal épistolaire" de Juliette Drouet

Samedi 29 novembre 2014 à 15h, à la Maison des Associations, 181 avenue Daumesnil, 75012 Paris

Organisée par l'Association pour l'autobiographie (APA), la Matinée du Journal sera consacrée au "Journal épistolaire" de Juliette Drouet, les 22 000 lettres adressées par elle à Victor Hugo de 1833 à 1883. Présentation par Florence Naugrette, professeur à l'université de Rouen, coordinatrice de l'édition électronique en cours (http://www.juliettedrouet.org/lettres/), et lectures par Elizabeth Legros Chapuis. Cette présentation sera suivie d'un hommage à Catherine Viollet.


5-6 décembre 2014 - PARIS - André Pézard en ses archives

Colloque organisé par Michelle Gally (Université d'Aix-Marseille) et Elsa Marguin-Hamon (Archives Nationales, Paris III).
André Pézard en ses archives
Colloque international
 
Vendredi 5 décembre, 9h Archives nationales
Hôtel de Rohan. Grande Antichambre
87 rue Vieille du Temple 75003

9h 00 Accueil des participants
9h 30 Ouverture par Françoise Banat-Berger, directrice des Archives nationales
9h 45 Introduction par Michèle Gally et Elsa Marguin-Hamon

10h15 Pézard Grand Témoin, et ses frères d'armes
modérateur : Silvia Fabrizio-Costa (Université de Caen - LASLAR)

10h15 – 10h45 Philippe Lejeune (Université Paris-Nord)
Genèse de Nous autres à Vauquois (1918)

10h45 – 11h15 Marie-Françoise Attard-Maraninchi (Aix Marseille Université – CNRS, UMR TELEMME)
Lire et relire A. Pézard, la méthode Norton Cru

11h15 – 11h45 : Discussion et pause

 11h45 – 12h15 Michel Bernard (auteur de Pour Genevoix, Paris, La Table Ronde, 2011).
Rééditer Vauquois

 12h15 - 12h45 Gisèle Bienne, (auteure de Paysages de l’insomnie, Climats 2004 ; Le Cavalier démonté, Ecole des Loisirs, 2006 ; La ferme de Navarin, Gallimard, 2008)
Grande Guerre, grand silence

12h45 – 13h15 : Discussion


14h30  Pézard, un intellectuel et son temps
modérateur : Isabelle Aristide-Hastir (Archives nationales)

14h30 - 15h Silvia Fabrizio-Costa (Université de Caen-Basse Normandie)
«  Tutto Dante ma non solo Dante... » Pour une biographie d'A. Pézard

 15h – 15h30 Erik Pesenti Rossi (Université de Mulhouse ; université de Jendouba,Tunisie)
La Grammaire italienne d’André Pézard : une autobiographie intellectuelle ?

15h30 – 16h Tobia Zanon (Università degli Studi di Verona-Université Paris III)
André Pézard sous la pluie de feu de la critique italienne

 16h-16h30 : Discussion et pause

16h 30 Présentation de documents du fonds 691 AP par Isabelle Aristide-Hastir, responsable du département des Archives privées, et Elsa Marguin-Hamon
Discussion
Lectures de textes et de traductions de Pézard


Samedi 6 décembre 9h, Université Paris III-Sorbonne-Nouvelle
Salle Bourjac
5 rue de la Sorbonne 75005

9h15 Accueil des participants par Christiane Veyrard-Cosme (Professeur à Paris III – directrice du CERAM)
9h30 Ouverture par  Mireille Delbraccio (directrice du CAPHES)

9h45 Pézard et Dante
modérateur : Jean-Charles Vegliante (Université Paris III)

9h45– 10h15Johannes Bartuschat  ( Universität Zürich )
Les études d'André Pézard sur le "Convivio" de Dante

10h15 – 10h45 Marcello Ciccuto (Université de Pise)
Dans le sillage d'André Pézard sur Dante : les nouvelles frontières de l'interprétation.

10h45 – 11h15 : Discussion

11h15-11h30: pause

11h30 Dans l'atelier de l'érudit
modérateur : Elsa Marguin-Hamon (Archives Nationales)

 11h30 – 12h Paola Allegretti (Società Dantesca Italiana)
Pézard et l'art de la glose (et de la correction).

12h - 12h30 Frank La Brasca (Université François Rabelais de Tours - CESR)
 Glanes philologiques dans l'étude d'André Pézard La rotta gonna

12h30 – 13h : Discussion


14h30 L'art de traduire
modérateur : Michèle Gally (Université Aix-Marseille)

 14h30 - 15h Jean-Charles Vegliante (Université de Paris III – CIRCE/LECEMO)
 Pézard, traduire, interpréter, écrire : la perspective poétique

15h – 15h30 Francesca Manzari ( Université Aix-Marseille) :
Traduire Dante, traduire une forme ?

15h30- 16h Vladislava Lukasik (Université de Moscou)
“E se c’è piu d’un varco…”: des Dante russes

16h – 16h30 : Discussion
16h30 - 16h45 : Pause

16h45 Conférence de clôture : Patrick Boucheron (Université Paris I Sorbonne)
« Prends ton plaisir pour guide » : la civilisation italienne d’André Pézard entre langue et histoire.



12-13 décembre 2014 - GENÈVE - Autour de Jean Norton Cru

Autour de Jean Norton Cru
Enjeux contemporains du témoignage en histoire, littérature et didactiques
Colloque international et interdisciplinaire
Université de Genève 12-13 décembre 2014

VENDREDI 12 DECEMBRE L’ŒUVRE DE JEAN NORTON CRU

Matin (Salle M 1170) : Témoins et Du Témoignage
8h15 : Accueil des participants 8h45 : Introduction de Fredéric Rousseau
Genèse de Témoins
Modérateur : Frédéric Rousseau
9h-9h25 : Benjamin GILLES (EHESS) Dix ans de construction critique du témoignage combattant : d’Albert Schinz (1920) à Jean Norton Cru (1929)
9h25-9h50 : Marie-Françoise ATTARD-MARANINCHI (Université Aix Marseille – CNRS) Les lettres de guerre de Norton Cru, fondations de Témoins
9h50-10h20 : Discussion
10h20-10h35 : Pause
Réception de Témoins
Modératrice : Charlotte Lacoste
10h35-11h : Philippe LEJEUNE (APA, Association Pour l’Autobiographie) Un trio d’amis, six correspondances : Cru, Cazin, Pézard
11h-11h25 : Aurélia KALISKY (Zentrum für Literatur- und Kulturforschung, Berlin) War books controversies. L'« affaire » Jean Norton Cru en contexte européen
11h25-11h55 : Discussion Déjeuner : 12h-14h

Après-midi (Salle U 159) : La méthode Cru La critique du témoignage
Modérateur : Bruno Védrines
14h-14h25 : Charlotte LACOSTE (Université de Lorraine – CREM Praxitexte) La méthode Cru à l’épreuve. Une étude textométrique du témoignage combattant
14h25-14h50 : Frédérik DETUE (Université de Poitiers – FoReLL) Jean Norton Cru avec Georges Perec : témoignage et « vérité de la littérature »
14h50-15h20 : Discussion
15h20-15h35 : Pause
La méthode Cru à l’aune d’autres corpus
Modérateur : Charles Heimberg
15h35-16h : Edouard GALBY-MARINETTI (Université Montpellier III) Présences du citoyen dans la guerre : Jean Norton Cru et les carnets de siège de Paris (1870- 1871)
16h-16h25 : Federico MAZZINI Écouter le « mauvais témoin ». Notes méthodologiques sur l’écriture de témoignage dans le Trentin, 1914-18
16h25-16h55 : Discussion

SAMEDI 13 DECEMBRE LES HERITAGES DU TRAVAIL DE JEAN NORTON CRU

Matin (Salle MR 030) : Témoignage et enseignement Réflexions sur l’usage du témoignage à l’école
Modérateur : Bruno Védrines
9h-9h25 : Alexandre LAFON (Université de Toulouse – Jean Jaurès) La fabrique du témoignage combattant à l’école à travers les manuels scolaires
9h25-9h50 : Anne VEZIER et Sylvain DOUSSOT (Université de Nantes – Centre de recherches en éducation de Nantes)
De Norton Cru à la classe, la fonction du témoignage. Passer de l'exemple au cas 9h50-10h20 : Discussion
10h20-10h35 : Pause
Témoins : une réflexion sur les formes scolaires de la transmission
Modérateur : Frédéric Rousseau 10h35-11h : Bruno VEDRINES (Université de Genève – IUFE)
Lire Témoins : réflexion sur la littérature enseignée 11h-11h25 : Charles HEIMBERG (Université de Genève- IUFE)
Fausses nouvelles et bobards, un thème pour l’histoire scolaire 11h25-11h55 : Discussion
12h-14h : Déjeuner

Après-midi (MR 030) : L’héritage de Jean Norton Cru dans la recherche historiographique
Modérateur : Charles Heimberg 14h-14h25 : Rémy CAZALS (Université de Toulouse – Jean Jaurès)
De Témoins (1929) à 500 Témoins de la Grande Guerre (2013) 14h25-14h50 : Laurent DOUZOU (Sciences Po Lyon - LARHRA)
« Une affaire de hiérarchie » : le témoignage, adjuvant ou pivot de la recherche historique ?
14h50-15h15 : Frédéric ROUSSEAU (Université Montpellier III) À la recherche de situations et de scènes sociales : pour un autre usage des témoignages
15h15- 16h15 : Discussion 16h15- 16h30 : Conclusion de Charles Heimberg.