Calendrier des colloques et rencontres de l'an 2006

Le vieillir féminin et l'écriture autobiographique - CLERMONT-FERRAND - 12-14 janvier 2006

Lettre et journal (2) - PARIS - 14 janvier 2006

  Autobiographie et discours familial- PARIS - 18 mars 2006

Carnets de bord - NANTES - 25 mars 2006

La relecture tardive des écrivains par eux-mêmes - LYON - 30-31 mars et 1er avril 2006

Lettre et journal (3) - PARIS - 31 mars 2006

Dernières lettres - DIJON - 6-7 avril 2006

Le propre de l'écriture de soi - VILLETANEUSE (93) - 4-5 mai 2006

Moi public et moi privé du XVIIe siècle à nos jours - ROUEN - 11-13 mai 2006

Images (auto)biographiques - MONTREAL - 15-16 mai

Journées de l'Autobiographie - LYON - 2-4 juin 2006

Matinée du Journal - PARIS - 17 juin 2006

Récits personnels, écritures ordinaires - MALTE - 17-22 juillet 2006

Archive épistolaire et Histoire - CERISY-LA-SALLE (50) - 14-21 août 2006

L'épistolaire antique et ses prolongements européens - TOURS - 6-8 septembre 2006

Jouhandeau et l'écriture du corps - GUERET - 8-10 septembre 2996

Ecrire le moi aujourd'hui, comment ? - TOULOUSE - 6-8 octobre 2006

José Cabanis - TOULOUSE - 19-20 octobre 2006

Paul Léautaud - PARIS - 21 octobre 2006

Bulles intimes - PARIS - 18 novembre 2006

Autobiographie et histoire - TUNIS - 23-25 novembre 2006

Editer l'intime - PARIS - 30 novembre 2006

Ecrits du for privé - PARIS - 6-8 décembre 2006


merci de m'indiquer les colloques et rencontres... qui ne figurent pas encore ici, et devraient y figurer !

philippe.lejeune@autopacte.org

dernière mise à jour : 28 septembre 2006


12-14 janvier 2006 - CLERMONT-FERRAND - Le vieillir féminin et l’écriture autobiographique



Ce colloque international fait partie du projet de recherche « Vieillir » du CRLMC (Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand).


La différence entre les sexes dans le phénomène du vieillissement a déjà été soulignée par Simone de Beauvoir dans son étude classique La Vieillesse. Cette différence concerne non seulement les changements physiologiques, mais également les aspects sociaux psychologiques et spirituels du phénomène. En réfléchissant sur son propre vieillir, la femme se voit confrontée non seulement à des traditions littéraires souvent misogynes, mais aussi aux champs contemporains du savoir. Concepts et représentations, ceux du sexe comme du vieillir, sont essentiellement des constructions culturelles dont il s’agit d’étudier les variations et les croisements.

Ce colloque se propose d’aborder la question du vieillir féminin à partir de phénomènes d’écriture autobiographique des XIXe et XXe siècles dans un cadre transculturel. Comme les recherches sur l’autobiographie féminine des dernières vingt années l’ont montrés, les écrivaines entretiennent souvent une relation ambiguë avec ce genre. Il est donc compris ici dans un sens large, incluant également le journal intime, le genre épistolaire, le récit de vie et certaines formes d’autofiction. Il ne s’agira pas d’isoler un savoir proprement féminin vis-à-vis du processus de vieillissement, mais plutôt d’observer et d’analyser les stratégies discursives particulières développées par rapport aux idées propres aux traditions culturelles concernées.

Le genre autobiographique s’offre comme terrain de réflexion, car il réalise une mise en scène exemplaire de la prise de conscience du vieillir : Dans les interstices entre l’évocation d’un passé souvenu et raconté et le présent du récit autobiographique se cache l’indéniable processus du vieillissement. Passé sous silence comme aspect thématique et ainsi refoulé dans beaucoup d’exemples classiques du genre, il réapparaît comme concept-clé au niveau de la structure et de la construction identitaire du sujet de l’énonciation.

 
Axes de réflexion possibles :

-          Les prises de position et les stratégies discursives vis-à-vis des représentations culturelles et littéraires de la femme vieillissante

-          La tension entre écriture privée et écriture publique, entre témoignage et fiction, dans l’évocation et la mise en scène du vieillir

-          Le rapport qu’entretient l’évocation littéraire du vieillir féminin avec d’autres champs épistémologiques comme la philosophie, la sociologie, la médecine, la psychologie ou la psychanalyse

-          Des questionnements théoriques liés à la relation entre écriture autobiographique et expérience du vieillir

-          Des approches comparées ou transculturelles du sujet

 
Les propositions de communication (titre, résumé du projet de 300 mots environ et CV) doivent parvenir avant le 30 juin 2005 par courrier à Annette Keilhauer, CRLMC, Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand

Responsable : Annette Keilhauer

Adresse : CRLMC Maison de la Recherche 4 rue Ledru 63057 Clermont Fd Cedex 1.

Email : CRLMC@univ-bpclermont.fr   annette.keilhauer@rz.hu-berlin.de


Responsable : Annette Keilhauer

Adresse :
CRLMC Maison de la Recherche 4 rue Ledru 63057 Clermont Fd Cedex 1.


14 janvier 2006 - PARIS - Lettre et journal (2)

Le séminaire de l’AIRE 2005-2006, dirigé par Brigitte Diaz et Françoise Simonet-Tenant, comportera trois séances qui auront lieu à l’Université Paris 7–Denis Diderot :

Samedi 8 octobre 2005 : séance introductive de 14 h à 17 h. (voir Programmes-rencontres 2005)
Samedi 14 janvier 2006 : de 14 h à 17 h.
Vendredi 31 mars 2006 : journée d’études de 9 h à 18 h. (voir ci-dessous)

Protocole d’écriture datée et fragmentaire, expression spontanée de l’instant présent, la lettre et le journal personnel ne sont pas sans présenter maintes ressemblances formelles. Les itinéraires de leurs mutations historiques se rencontrent au XVIIIe siècle : c’est à cette même époque que la lettre et le journal se convertissent d’une certaine manière à l’intime.

Nous souhaitons dans ce séminaire aller plus avant dans la comparaison et la confron-tation de ces deux formes, observer leurs ressemblances mais également leurs spécificités irréductibles. Le séminaire devrait permettre de réexaminer la question de l’adresse, déjà bien étudiée dans le genre épistolaire, à la lumière de l’analyse des formes qu’elle revêt dans le journal. Par ailleurs la proximité des formes du journal et de la lettre a abouti non seulement à des confusions éditoriales, en particulier au XIXe siècle, mais également à la production de formes hybrides, encore mal identifiées et peu étudiées, qu’il serait intéressant d’analyser (lettre-journal, journal adressé, etc.)


SAMEDI 14 JANVIER, 14h-17h
Université Paris 7-Denis Diderot, 2 place Jusssieu, 75005. Tour 54/64, salle 203 (accéder par la tour 54).
 
  • Brigitte Galtier : « "Lettre à soi-même" (J. Green) ou "entretiens journaliers" (G. Sand) ? »
  • Catherine Rannoux : « Malaquais : le jeu de chassé-croisé entre les journaux et la correspondance avec André Gide »
  • Catherine Viollet : « Les journaux féminins de l’aristocratie russe [fin XVIIIe-début XIXe siècle] à la frontière de la correspondance »


18 mars 2006 - PARIS - Autobiographie et discours familial

Table ronde organisée par l'Association pour l'Autobiographie à l'Ecole Normale Supérieure (salle Dussane), 45 rue d'Ulm,  75005 Paris, de 14h30 à 17h, sur le thème "Autobiographie et discours familial". Entrée libre.
La Table ronde sera animée par Maggy Poulet, avec la participation de Karin Bernfeld, Alex Lainé, Jean-François Chiantaretto et Véronique Leroux-Hugon.

Problématique explorée :

Autobiographie et discours familial :
 nid de colombes ou nœud de vipères ?

Repérages

Trois positions possibles :

- La fusion (le discours du consensus, la littérature officielle de la famille, les archives, la légende, la généalogie, les photos, les fêtes, les anniversaires, les chroniques, le folklore commun, lexique, anecdotes, plaisanteries, etc.)

- Le clash, la brouille, le règlement de comptes (discours ou récit violent d’un des membres de la famille contre un autre ou contre le groupe)

- Les positions intermédiaires, les plus fréquentes.

Les relations de parenté :

- Couples (l’un écrit, l’autre pas, écrit quoi, quand, à qui ; correspondances, mémoires, textes de deuil ; y a-t-il une écriture de couple ?)

- Enfant/parent(s) (cas le plus fréquent, voir le dossier « Écrire/décrire ses parents », La Faute à Rousseau, n° 9, juin 1995)

- Enfant/grand(s)-parent(s)

- Parent/enfant(s) (plus rare, sauf pour la petite enfance)

- Grand-parent/petit(s)-enfant(s)

- Frère(s)/sœur(s) (voir Cahier de l’APA, n° 4).

Autres questions :

- Monologue ou polyphonie (une seule ou plusieurs écritures dans la famille)

- Transmission ou continuation : le passage de l’écriture d’une génération à l’autre

- Le sexe (positions les plus fréquentes côté masculin et côté féminin)

- Le célibat, le choix homosexuel, le refus de se reproduire

- La classe sociale (traditions propres à chaque milieu ; changement de milieu et « névrose de classe », etc.)

- Psychologie : hérédité, secret de famille, thérapie familiale, etc.

- Rôle des infirmes ou des marginaux

- Successions et héritages.



25 mars 2006 - NANTES - Carnets de bord

Université de Nantes, Ateliers et Chantiers de Nantes
Formation continue, 2bis boulevard Léon Bureau, 44262 Nantes Cedex 2.
Tram ligne 1, direction : Bellevue ; arrêt : Chantiers Navals (traverser le pont Anne de Bretagne)

Inscriptions  : Envoyer ou déposer un chèque de 10 € à l’ordre de : Agent comptable de l’université
Secrétariat du département des sciences de l’éducation, La Censive (bureau 3017),
                                      BP 81227, 44312 Nantes Cx 3


9 h - 9h15 : Martine Lani-Bayle, Présentation

9h15 - 10h : Martin de la Soudière (CNRS)
Les frontières de l’écrivable...

10h - 10h45 : Hervé Moëlo 
Cette écriture dont nous ne sommes pas les héros.

[10h45 - 11h : pause]

11h - 11h 45 : Bernard Paillard (CNRS) 
Journal d’enquête et de recherche.

11h45 - 12h : Derniers mots du discutant de la matinée, François Texier

  [12h – 14h : Déjeuner]

14h - 14h45 : Catherine Soudé (Aleph-écriture, APA)
Le journal de bord dans l’écriture du stage.

14h45 - 15h30 : Philippe Lejeune (APA)
Carnets de voyage

[15h30 - 15h45 : pause]

15h45 - 16h30 : Christian Leray (Rennes II)
        D’après un carnet de voyage au Brésil.

16h30- 17h15 : Carole Baéza
Carnets de bord d’abstinents.

17h15 - 17h30 : Derniers mots de la discutante de l’après-midi, Marie-Anne Mallet






30-31 mars et 1er avril 2006 - LYON - La relecture tardive des écrivains par eux-mêmes
XVIIe-XXe siècles

Université Jean Moulin - Lyon 3  (Centre Jean Prévost)
Équipe Marge, Responsables : Régine Jomand - Baudry  et  Laurent Mattiussi
Conception  et organisation du colloque  : Mireille Hilsum

Si vous êtes intéressé par ce colloque, merci d’adresser, avant le 1er mai 2005, une présentation de votre proposition, à 
hilsummireille@easynet.fr
Université Jean Moulin – Lyon 3
24 rue Coriolis 75012 Paris

Le colloque se situe dans le prolongement d’une journée d’étude organisée en févier 2005 à l’Université Jean Moulin : programme et communications seront disponibles, dans le courant du mois de mars 2005, sur le site Marge de l’Université Lyon 3.

« Relire, donc, relire après l’oubli – se relire, sans ombre de tendresse, sans paternité ; avec froideur et acuité critique, et dans une attente terriblement créatrice de ridicule et de mépris, l’air étranger, l’œil destructeur -, c’est refaire ou pressentir que l’on referait, bien différemment, son travail. »,
Valéry, « Note et digressions 1919 », Introduction à la méthode de Léonard de Vinci.

La relecture après oubli, quand la distance se fait divorce, brèche, ou simplement hiatus, est source de tensions, qui peuvent se négocier de soi à soi ou de soi à l’autre, féconder l’œuvre en cours d’écriture ou se solder du rejet de l’œuvre ancienne. Elle sera redécouverte, réappropriation, réinterprétation, réécriture ou à rebours ressassement, redite, reprise inlassable de l’œuvre comme de textes anciens redistribués. Doit-on penser l’alternative en termes historiques, la modernité séparant la première - qui met en scène, dès le début du XIXème siècle, l’auteur en majesté -  de la seconde – que représenterait Blanchot ajoutant, en 1983, une postface, « Après coup » , au Ressassement éternel (1951). Quel est ce « se » qui se relit ici et là ? Celui qui condamne des livres périmés qui lui sont devenus indifférents voire étrangers ? Celui qui se livre au ressassement mélancolique ? Ou encore celui qui veille à la reconnaissance de l’unité de son œuvre ? Féru de méprise et de malentendu, il est souvent un fabricant d’histoire littéraire et de biographie intellectuelle.
La relecture – même si pour ce colloque, on l’envisage dans une acception restreinte qui laisse de côté le passage par d’autres arts : cinéma, photographie  - ne se réduit donc pas à l’autocommentaire. Ni à l’étude – la plus avancée aujourd’hui – du paratexte en général. Celle du paratexte tardif peut cependant être précisée dans une perspective à la fois historique et formelle : le déclin de la préface tardive, dès le XIXème siècle, s’accompagnerait de la promotion de genres nouveaux : l’entretien – lui-même lié à l’essor de la presse - dès la fin du XIXème siècle, ou encore l’essai, tel que le pratiquent au XXème siècle les Nouveaux Romanciers, peu soucieux d’accompagner le texte dans l’espace même du livre. Mais la relecture moderne renoue peut-être aussi avec l’écriture de soi,  telle que la pratique Rousseau, grand relecteur de son œuvre propre.
On aimerait dans le cadre de ce colloque s’interroger sur les formes de relecture, propres à chacun des genres envisagés, différencier la pratique des diaristes, ou celle des poètes, de celle des romanciers. Se relire, « c’est refaire » : réécrire, à distance. mais aussi reconfigurer, découper, regrouper. La confection par l’auteur de ses œuvres complètes ou celle de morceaux choisis, anthologies, recueils poétiques ou critiques   : autant d’objets, d’actes, de stratégies que nous aimerions voir examinées. 
Nous souhaitons enfin que la notion soit l’objet d’un questionnement historique, théorique et formel. L’étude monographique, en privilégiant ceux, du XVIIIème ou XIXème siècles, qui pratiquent la relecture sous toutes ses formes, devrait également contribuer à l’analyse de la notion. 



31 mars 2006 - PARIS - Lettre et journal (3)

Le séminaire de l’AIRE 2005-2006, dirigé par Brigitte Diaz et Françoise Simonet-Tenant, comportera trois séances qui auront lieu à l’Université Paris 7–Denis Diderot :

Samedi 8 octobre 2005 : séance introductive de 14 h à 17 h. (voir Programmes-rencontres 2005)
Samedi 14 janvier 2006 : de 14 h à 17 h. (voir ci-dessus)
Vendredi 31 mars 2006 : journée d’études de 9 h à 18 h.

Protocole d’écriture datée et fragmentaire, expression spontanée de l’instant présent, la lettre et le journal personnel ne sont pas sans présenter maintes ressemblances formelles. Les itinéraires de leurs mutations historiques se rencontrent au XVIIIe siècle : c’est à cette même époque que la lettre et le journal se convertissent d’une certaine manière à l’intime.

Nous souhaitons dans ce séminaire aller plus avant dans la comparaison et la confron-tation de ces deux formes, observer leurs ressemblances mais également leurs spécificités irréductibles. Le séminaire devrait permettre de réexaminer la question de l’adresse, déjà bien étudiée dans le genre épistolaire, à la lumière de l’analyse des formes qu’elle revêt dans le journal. Par ailleurs la proximité des formes du journal et de la lettre a abouti non seulement à des confusions éditoriales, en particulier au XIXe siècle, mais également à la production de formes hybrides, encore mal identifiées et peu étudiées, qu’il serait intéressant d’analyser (lettre-journal, journal adressé, etc.)

VENDREDI 31 MARS : JOURNEE D’ETUDE
Université Paris 7-Denis Diderot, 2 place Jusssieu, 75005.
Amphi Jacques Monod, tour 43, niveau sous-sol
.

9H30-12H30

        14h30-17h30




6-7 avril 2006 - DIJON - Dernières lettres

Colloque interdisciplinaire de l'Université de Bourgogne

Comme son titre l’indique, ce colloque s’intéressera aux dernières lettres. Par « dernières » on entendra à la fois les lettres qui viennent clore une correspondance, et parfois (consciemment ou non) l’histoire d’une vie, ainsi que les lettres testament, mais aussi les lettres de rupture, c’est-à-dire les lettres qui mettent un terme, brutal ou non, à une relation précise, sans toutefois clore la correspondance tout entière.
En quoi une lettre permet-elle la clôture ? Et que vient-elle clore, exactement ? Une lettre de rupture n’est-elle pas une contradiction en soi ? Que signifie alors le fait d’écrire pour mettre un terme à la communication ? Les problématiques liées à l’écriture intime, à ce que les Anglo-saxons nomment « life writing », pourront être approfondies.

(Programme clos.)

Organisation : Sylvie.Crinquand@u-bourgogne.fr




4-5 mai 2006 - VILLETANEUSE (93) - Le propre de l'écriture de soi

Depuis la fin des années 1970, on a assisté dans la recherche en sciences humaines, et tout particulièrement en littérature, à un retour du sujet, à la mise en valeur progressive des textes référentiels (autobiographie, journal personnel, correspondance). Ce bouleversement du champ littéraire — pour lequel littérature rimait avec fiction — ne fut pas négligeable et compte parmi ses artisans majeurs Philippe Lejeune, auteur du Pacte autobiographique (1975), et enseignant au département de lettres de Paris 13 de 1972 à 2004. Trois décennies après la parution du Pacte, il nous semble temps de consacrer un colloque dévolu à l’expression autobiographique pour montrer, à la fois, la diversité et l’inventivité des formes d’expression autobiographique et leur irréductibilité. N’y a-t-il pas un « propre » de l’écriture autobiographique comme Dorrit Cohn suggérait l’existence d’un « propre de la fiction » (Le Propre de la fiction, 2001) ?

Ce colloque
rassemblera des littéraires comme des sociologues, des historiens, des psychanalystes, des chercheurs en sciences de l’éducation et s’appuiera sur un spectre large d’expressions autobiographiques (des textes littéraires consacrés aux textes les plus contemporains, des récits de vie à ce que l’on appelle les écritures ordinaires).

Si vous pensez venir, inscrivez-vous (la participation au colloque est gratuite, mais vous pouvez vous inscrire pour le déjeuner sur place, 12 € par repas, merci de le faire tout de suite pour faciliter l'organisation). Vous trouverez à cet effet le bulletin d'inscription à la suite du programme du colloque.

Contact : francoise.simonet2@wanadoo.fr

JEUDI 4 MAI 2006

MATINÉE

9h Accueil des participants

9h15 Ouverture du colloque

9h30-12h30 Table ronde : les écritures autobiographiques aujourd’hui

Présidente de séance : Françoise Simonet-Tenant (Université Paris 13)

Autofiction et poétique, Jean-Louis Jeannelle (groupe Fabula)

Sépias au miroir, Véronique Montémont (ATILF-CNRS)

Frontières de l’essai et de l’autobiographie, Vincent Ferré (Université Paris 13)

L’essai autobiographique selon Pierre Pachet, Christophe Pradeau (Université Paris 13)

L’écriture de soi : le point de vue génétique, Catherine Viollet (ITEM-CNRS) et Marie-Françoise Lemonnier-Delpy (IUFM Rouen)

Questions-Discussion

 

12h30-14h Déjeuner

APRÈS-MIDI

14h-17h Table ronde : l’autobiographie hors de soi, théâtre et épistolaire

Présidente de séance : Anne Coudreuse (Université Paris 13)

Le je de l’épistolier, Geneviève Haroche (Université d’Orléans)

La lettre : une autobiographie ordinaire ?, Brigitte Diaz (Université de Caen)

Le Drame de la vie de Rétif de la Bretonne: la chair et l'ombre de Monsieur Nicolas, Françoise Le Borgne (Université de Clermont-Ferrand)

Alfred de Musset, ou les diffractions du moi romantique, Sylvain Ledda (lycée Evariste Galois de Sartrouville)

Théâtre et autobiographie: cadre théorique et exemples contemporains, Geneviève Jolly (Département d’arts du spectacle de l’Université de Strasbourg)

Questions-Discussion

 

VENDREDI 5 MAI 2006

MATINÉE

9h30-12H30 Table ronde : regards croisés sur les histoires de vie

Présidente de séance : Christine Delory-Momberger (Université Paris 13)

Complémentarité entre oralité et écriture dans le récit biographique, Pierre Dominicé (Université de Genève)

Ateliers d’écriture et fragments autobiographiques, Marie-Claude Penloup (Université de Rouen)

Le récit de vie en formation au risque du sujet, Jean Biarnes (Université Paris 13)

Histoire et historisation en psychanalyse, Hervé Castanet (Université de Nantes)

Singularité et contextes partagés : l’exemple des historiques de famille, Catherine Delcroix (CNRS)

Le jouet dans les récits d’enfance d’écrivains, Michel Manson (Université Paris 13)

Questions-Discussion

 

12h30-14h Déjeuner

APRÈS-MIDI

14h-16h15 Table ronde : francophonie et écritures de soi, métamorphoses d’un genre ?

Présidente de séance : Véronique Bonnet (Université Paris 13)

Le modèle autobiographique est-il exportable ? Exemples au Maghreb, Anne Roche (Université d’Aix-en-Provence)

L’autobiographie caribéenne : l’horizon d’attente détourné ?, Yolaine Parisot (Université de Versailles-Saint-Quentin)

Un journal intégral et inédit: Roland Jaccard (1983-1988), Jacques Lecarme (Université Paris 3)

Questions-Discussion

Conclusions par Xavier Garnier

16h30-17h15 Collation

17h15-18h Lecture-Spectacle : « le point du jour » (autour des journaux féminins)

(Compagnie Trois… six… neuf. Conception et interprétation : Nathalie Prokhoris Violoncelle : Claire Spangaro)


Bulletin d'inscription

Colloque « le propre de l’écriture de soi »

Jeudi 4 mai et vendredi 5 mai 2006

 

Nom………………………………………………………Prénom……………………………………...

Adresse………………………………………………………………………………………………….……………………………………………………………………………………………………………

Tél……………………………….E-mail………………………………………………………………..

 

Souhaite assister au colloque

Jeudi 4 mai 2006

                         Participera                            Ne participera pas

 

Vendredi 5 mai 2006

                         Participera                            Ne participera pas

 

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Frais de participation aux déjeuners (boissons comprises) : 12 euros par repas

(paiement par chèque à l’ordre de l’agent comptable de Paris 13)

Le bulletin d’inscription ainsi que les éventuels frais de participation sont à retourner avant le 20 avril 2006 à l’adresse suivante :

Françoise Simonet-Tenant

UFR LSHS

Université Paris 13

99, avenue Jean-Baptiste Clément

93 430 Villetaneuse

 

Renseignements :

F. Simonet-Tenant : Tél. 01 44 74 02 69






11-13 mai 2006 - ROUEN - Moi public et moi privé
dans les mémoires et les écrits autobiographiques du XVIIe siècle à nos jours


Colloque international et pluridisciplinaire du CR2A, Centre de recherche sur l'Autriche et l'Allemagne de l'Université de Rouen, organisé par Rolf Wintermeyer (Département d'Allemand, Faculté des lettres et sciences humaines, 1 rue Thomas Becket, 76821 Mont-Saint-Aignan Cedex, 02 35 14 61 88).

Contacts :
Université de Rouen, Faculté des Lettres et Sciences Humaines
Département d’Allemand          Tél.: 02 35 14 61 88 (Stéphane Maitret)
1 rue Thomas Becket, 76821 MONT-SAINT-AIGNAN CEDEX

wintermeyer.rolf@wanadoo.fr
corinne.bouillot@wanadoo.fr

Voir programme détaillé ci-dessous

  Comment se différencie le « moi intime » ou « moi privé » d’un « moi public » dans l’emploi de la première personne du singulier ? Notre colloque cherche à comparer et à suivre dans leurs mutations historiques l’expression de la subjectivité ou de la singularité et la voix de la représentativité. L’évocation de souvenirs personnels ou « intérieurs » est-elle réservée au genre moderne de l’autobiographie que Philippe Lejeune voit émerger dans le système littéraire à partir de 1770 ? Le « moi » peu privé d’un mémorialiste du XVIIe siècle qui écrivait « pour servir à l'histoire de » tel ou tel souverain, se retrouve-t-il de nos jours dans les témoignages, par exemple, que des citoyens de la défunte RDA cherchent à donner, moins de leur vie intérieure que du passage d’une forme de société à une autre ?
  Ce colloque sur les genres voisins des « mémoires » et des « autobiographies », en incluant les écrits « autobiographiques » comme le journal intime, se penchera à la fois sur les mutations du « moi » et sur les invariants éventuels dans son emploi au cours des derniers siècles. Il s’interrogera sur les différentes façons d’assimiler, de privilégier, d’opposer, voire d’exclure mutuellement le « moi-je » et le « moi-nous » dans les textes, non forcément littéraires, dans lesquels un « moi » prend la parole pour porter témoignage, en son nom, de la vie personnelle ou d’une situation collective.
  Le « moi » du mémorialiste aristocratique de l’Ancien Régime ne singularise pas son expérience, si insolite soit-elle. Dans son écriture, l’opposition entre le public et le privé n’a pas de pertinence encore et ne demande donc pas à être revendiquée ou dénoncée. Prendre la plume, c’est continuer un discours autorisé qui repose sur la quasi-éternité et -universalité des usages et valeurs d’un monde encore largement perçu comme statique. Etre dans un camp opposé (frondeur, huguenot…) n’est pas changer de discours, d’évidence et de références. On complète une trame existante que l’on remplit – sauf exception – de variations nouvelles, aventurières, galantes, militaires, diplomatiques, etc., d’un parcours conforme au possible de l’ordre et du monde auxquels on appartient – ce qui n’exclut pas l’intérêt prononcé pour cette curieuse chose que peut être l’être humain en général dont on est soi-même un exemple.
  Le « moi » de l’autobiographe, en revanche, s’extrait de la définition « générale » et semble ne pouvoir s’affirmer qu’en s’opposant, être singulier, aux diktats et aux discours trompeurs de la société. La parole personnelle qu’entend parler et la transparence à soi que cherche à obtenir l’autobiographe Rousseau ne s’acquièrent qu’à l’aide d’une critique ou d’un éloignement de la société, voire d’un modèle global de dégradation de cette dernière dont il faut remonter la pente en sens inverse pour en annuler les ravages et pour retrouver le « moi » tel qu’il est devant lui-même ou, si l’on veut, devant Dieu.
  Nous confronterons les textes des XVIIe et XVIIIe siècles, analysés dans la première partie du colloque, aux formes qu’ont prises les « écritures du moi » à partir du XXe siècle. Nous nous demanderons dans cette deuxième partie comment ces dernières, au XXe et au XXIe siècle, ont prolongé, modifié, rejeté ou transformé ces deux voix de la subjectivité et de la représentativité. Que sont devenus les mémoires et témoignages « autorisés » de nos jours, qui écrit et qui lit des « mémoires » aujourd’hui, quelle est la situation de l’autobiographie « subjective » au moment où le ton autobiographique a envahi la production romanesque, où l’autofiction règne en maître ?
  Les « récits de vie » ou « documents personnels » ont suscité des approches très différentes. L’histoire, l’histoire des mentalités, l’histoire sociale, l’anthropologie, les études de genre, la philosophie, la psychologie, la pédagogie (pour comprendre « l’histoire de l’enfance »), et bien entendu les Lettres modernes, les anglicistes et beaucoup d’autres se sont penchés sur les mémoires et autobiographies. De par la nature même de son objet, ce colloque a donc une visée fortement pluridisciplinaire et nous appelons de nos vœux les contributions de chercheurs venant d’autres disciplines que l’allemand.

Programme

Jeudi 11 mai

9h30    Accueil des participants

9h45    Ouverture du colloque par Monsieur Daniel MELLIER, vice-président recherche de l’Université de Rouen et Madame Françoise RÉTIF, directrice du CR2A

Président de séance : Florence BANCAUD

10h00  Rolf WINTERMEYER (CR2A Allemand/ Université de Rouen) : Introduction

10h15  Hermann KLEBER (Philologie romane/ Université de Trèves) : L’émergence du moi privé dans les Mémoires du XVIe et du XVIIe siècles

10h45-11h00 : Pause

11h00  Eva KORMANN (Etudes germaniques/ Université de Karlsruhe): Le moi et la famille – conceptions du Soi et de la personne que l’on est dans les autobiographies du XVIIe siècle dans les pays de langue allemande

11h30  Nadège LANGBOUR (LM/ Université de Rouen): La dimension autobiographique des Salons de Diderot: l’émergence du « moi privé » derrière le « moi public »

 

Président de séance : Hermann KLEBER

14h30  Anne COUDREUSE (LM/ Université Paris XIII) : Les Mémoires de Madame Campan, première femme de chambre de Marie-Antoinette

15h00  Marie-Paule de WEERDT-PILORGE (Agrégée et Docteur en Lettres/ Tours) : Moi privé, moi public, moi idéal dans quelques mémoires du XVIII° siècle

15h30  Charlotte SIMONIN (LM/ Université de Rouen): Les jeux du Je dans la correspondance de Françoise de Graffigny

 

Pause 16h00-16h20

 

16h20  Jean-François LAPLÉNIE (Allemand/ Université Paris IV) : L’individu et le cas. L’écriture autobiographique avec ou sans la psychanalyse

16h50  Frédéric TEINTURIER (Allemand/ Université Paris IV) : Quelle place pour la subjectivité ? L’écriture du moi dans les oeuvres autobiographiques d'Heinrich Mann

17h10  Konrad HARRER (Allemand/ Université Paris IV) : « Moi public » et « moi privé » sous l'angle de la systémique


Vendredi 12 mai
 

Président de séance : Jean-Claude VIMONT

9h00    Marianne KRÖGER (Litt. allde. contemp./ Frankfurt/ M): Le fragment de roman BEB II de Carl Einstein – Retour sur une époque et problématisation du moi

9h30    Florence BANCAUD (CR2A Allemand/ Université de Rouen) : Le journal : refuge du moi privé ou (re)création d’un espace public ? Le journal extime de Victor Klemperer comme chronique, témoignage et comme ultime rempart de l’homme contre le système totalitaire

10h00  Patrick FARGES (Allemand/ Université de Dijon) : « Mon histoire est une note de bas de page, sauf pour moi, parce que je l’ai vécue » : la mise en récit d’une vie d’exil chez les exilés germanophones au Canada

 

10h30 Pause

 

10h40  Marie-Françoise LEMONNIER-DELPY (LM/ IUFM Rouen) : Moi public et moi privé dans les notices biographiques autographes d’écrivains du XXème siècle

11h10  Jean-Louis JEANNELLE (LM/ groupe fabula) : Les « récits de désaveu » ou comment faire son autocritique de manière critique ?

11h40  Christine MEYER (Allemand/ Université d’Amiens): Formes et problématique de l'écriture du moi dans Les Années anglaises d'Elias Canetti

 

Président de séance : Jean-Louis JEANNELLE

14h15  Barbara AGNESE (Litt. comparée/ Université de Vienne) : “Infin che ’l mar fu sopra noi richiuso”. Les langues du moi privé, voix de la représentativité ? Primo Levi, Jorge Semprún

14h45  Michelle-Irène BRUDNY (Etudes américaines/ Université de Rouen): Hannah Arendt en ses « moi ».

15h15  Ruth VOGEL-KLEIN (Allemand/ ENS Ulm CR2A) : Le  « Refus de témoigner » de Ruth Klüger, professeur de lettres et rescapée d'Auschwitz

 

15h45 Pause

 

16h00  Jean-Claude VIMONT (Histoire/ Université de Rouen): La « brutalisation » du journal intime d'une jeune internée civile.

16h30  Ingeborg RABENSTEIN-MICHEL (Allemand/ IUFM Lyon CR2A) : L’autobiographique chez Ilse Aichinger: une stratégie d’écriture au service de la transmission

17h00  Corinne BOUILLOT (CR2A Allemand/ Université de Rouen) : Vécu individuel et collectif de l’effondrement du nazisme: la voix du « je » et l’expression du « nous » dans les journaux personnels de quatre Berlinoises


Samedi 13 mai

Président de séance : Corinne BOUILLOT

9h15    Anne-Marie CORBIN (CR2A Allemand/ Université de Rouen) : Ostalgie ou véritable travail de retour sur le passé : les écrits autobiographiques récents dans l’Est de l’Allemagne

9h45    Eva WERTH (CR2A Allemand/ Université de Rouen) : « Westalgie » : comment les auteurs de l’Ouest ont reçu la chute du mur, et existe-t-il un mouvement autobiographique semblable à la « Ostalgie » ?

10h15  Carola HÄHNEL (Allemand/ Ecole Polytechnique) : « La littérature du souvenir des jeunes générations de la RDA : la représentativité malgré soi »

 

10h45  Pause

 

11h00  Hélène FRANCOUAL (Allemand/ Université de Rouen) : Les avatars du moi : l’autobiographie bernhardienne et ses prolongements parodiques

11h30  Jean-Marie WINKLER (Allemand/ Université de Rouen) : Entre private game et confession intime. Les références autobiographiques dans le théâtre de Thomas Bernhard (1931-1989)

12h00  Conclusions (R. WINTERMEYER/ C. BOUILLOT)




15 et 16 mai 2006 - MONTREAL - Images (auto)biographiques

Appel de communication pour le 74e Congrès de l'ACFAS, UniversitéMcGill, Montréal.

 Si les travaux consacrés à l’écriture de soi et de l’autre sont légion depuis quelque temps, l’image (auto)biographique demeure pour sa part assez peu étudiée. Pourtant, les (auto)portraits, littéraires comme visuels, représentent une composante majeure des divers genres et médiations biographiques et autobiographiques. C’est cette terra quasi incognita que nous voudrions explorer, grâce à l’apport de chercheurs venus d’horizons disciplinaires divers (études littéraires, études filmiques, histoire de l’art, cultural analysis, etc.).

Dessin de la vie aussi bien qu’écriture de la vie (selon le double sens de l’étymon « graphein »), la biographie et l’autobiographie semblent subir d’office l’attrait de la représentation iconique. Riche et ancienne, d’ailleurs, est la métaphore qui associe le biographe au peintre (on la retrouve chez M. Schwob, notamment). Dès l’Antiquité, les auteurs de tombeaux et autres hagiographes ménagent une place non négligeable à l’aspect physique du louangé. Au XVIIe siècle, le portrait littéraire mondain fait de l’image du corps son principal substrat biographique. Au XIXe siècle, la photographie vient remplacer les gravures qui ornaient déjà les livres biographiques et les mémoires. Au courant du XXe siècle, elle deviendra pratiquement un diktat du genre et se multipliera sans retenue dans une certaine biographie à l’anglo-saxonne. Le retour au sujet et au réel amorcé par la littérature au début des années 1980 signera l’apparition de variations et d’agencements inédits. D’une part, des auteurs comme A. Buisine font du portrait littéraire d’écrivain la pierre de touche de la vie et de l’œuvre du biographé. D’autre part, dessins (A. Savinio, F. Pajak), portraits photographiques (P. Michon, J. Prieur), autoportraits photographiques (A. Ernaux, D. Noguez) sont tantôt reproduits en encart, tantôt intégrés au discours (auto)biographique, avec une ardeur toute nouvelle.

Symétriquement, l’image paraît souvent céder à l’attrait du biographique. Du portrait peint à la « photobiographie » (l’autobiographie en photographies – G. Mora, C. Nori), en passant par le « biopic » (le film biographique) et la bande dessinée autobiographique (F. Neaud, M. Satrapi), les médias à prédominance visuelle s’attachent de diverses manières, à chaque époque, à la transposition du vécu.

Par ailleurs, d’un point de vue iconologique, l’image autobiographique renvoie à la notion avancée par L.H. Rugg : « authorship of self-image ». Rois, politiciens, écrivains et autres sont bien souvent les premiers auteurs de leur image publique, qu’ils façonnent et développent plus ou moins à leur guise, qui en positif (Ph. Sollers dans toute sa visibilité), qui en négatif (R. Ducharme dans son invisibilité). Ainsi un auteur comme M. Jouhandeau a-t-il pu se dire le sculpteur de son propre visage, comme si l’(auto)portrait était avant tout une construction du modèle lui-même.

Il s’agit, en dernière analyse, de s’interroger sur la pertinence de l’image pour « traduire » la réalité du vécu. Qu’elle côtoie ou investisse le texte dans la biographie et l’autobiographie, ou qu’elle prenne en charge l’essentiel du bios dans les médias à prédominance visuelle, une question demeure : jusqu’à quel point l’autobiographique et l’altrobiographique sont-ils compatibles avec l’iconicité? Plusieurs théoriciens, dont Ch. Grivel et certains collaborateurs des Cahiers de la photographie (1984, no 13 : « La photobiographie »), écartent la possibilité même d’une (auto)biographie en images. Inversement, un (auto)portrait littéraire ou visuel, en raison de sa tabularité et de la stase temporelle plus ou moins marquée qu’il provoque, ne saurait prétendre embrasser tout le « module existentiel fondamental » (D. Madelénat) que constitue une vie humaine de la naissance à la mort. En conséquence, la notion même d’« image (auto)biographique » serait-elle une contradiction dans les termes?

On voit bien les problèmes que soulève d’emblée l’étude de l’(auto)portrait (auto)biographique. En amont, on questionne son « réalisme » (puisqu’il serait toujours préconstruit) ; en aval, son potentiel narratif (puisqu’il serait contraire à la linéarité de l’existence). Pour tenter de cerner cette problématique, voire de redéfinir la relation entre l’image et l’écriture de la vie, nous entendons initier une réflexion théorique sur le concept d’« image (auto)biographique » par le biais de l’analyse des divers avatars de l’(auto)portrait dans des œuvres littéraires et visuelles à incidence (auto)biographique.

Trois axes de recherche se dégagent de la problématique : 1) l’étude de l’(auto)portrait sous toutes ses formes dans le texte (auto)biographique, 2) l’étude de l’(auto)biographique dans les médias à prédominance visuelle (peinture, photographie, cinéma, vidéo, bande dessinée, voire sculpture, installation et autres) et 3) l’étude de cas significatifs de construction, très souvent intermédiatique (dans la photographie publicitaire, les journaux, la télévision, les magazines, l’autobiographie, etc.), de l’image de soi. 

Propositions

Chaque participant du colloque aura 20 minutes pour prononcer sa conférence. Nous invitons les chercheurs intéressés par la problématique à nous soumettre une proposition du communication titrée, comptant entre 250 et 300 mots, au plus tard le 20 décembre 2005. La proposition doit être accompagnée des informations suivantes :

-nom et prénom

-fonction

-institution d’attache

-adresse postale

-adresse électronique

-numéro de téléphone.

            Veuillez envoyer le tout par fichier électronique, en document attaché et sous format Word, aux deux organisateurs du colloque simultanément :

- Robert DION, professeur
Département d’études littéraires
Université du Québec à Montréal

dion.robert@uqam.ca

- Mahigan LEPAGE, étudiant
Département d’études littéraires
Université du Québec à Montréal

mahiganl@yahoo.ca



2-4 juin 2006 - LYON - Journées de l'Autobiographie

Les Journées de l’Autobiographie (rencontres, ateliers, spectacles, tables rondes, expositions...) organisées par l' Association pour l'autobiographie (La Grenette, 01500 Ambérieu-en-Bugey) auront lieu les 2, 3 et 4 juin 2006 à Lyon, au Centre International de Séjour de Lyon, 103 boulevard des États-Unis, Lyon 69008. Week-end résidentiel avec logement sur place.
Le thème général de la manifestation sera : "L'autoportrait".
On pourra trouver les formulaires d'inscription sur le site de l'Association pour l'autobiographie (http://sitapa.free.fr).


Vendredi 2 juin

 

Accueil à partir de 17 H

 

17 H / 19 H    visite libre des expositions au CISL et/ou visite possible du musée urbain Tony Garnier (entrée : 5 Euros hors forfait Journées)

 

19 H     Dîner

 

20 H 30   Ouverture des Journées

 

20 H 45   Soirée cinéma animée par Jean-François Martinon : « La représentation de soi ou d’un double cinématographique à l’écran »

 

Samedi 3 juin

 

7 H / 8 H 30    Petit-déjeuner

 

9 H / 12 H   « L’autoportrait en débat », table ronde animée par Pascal Dreyer avec Christine Plasse-Bouteyre, « L’écriture autobiographique : conflit, mémoire et construction identitaire » ; Anne Brun, « L’autoportrait chez Henri Michaux entre écriture et peinture » ; Alexandra Pleshonayo « Le portrait spirituel dans le Journal d’Etty Hillesum » Françoise Simonet-Tenant « Les autoportaits photographiques et scripturaires de Lartigue »

 

12 H 30   Déjeuner

 

14 H   départ en autocar pour le musée des Beaux-Arts

 

14 H 30 / 17 H   Parcours « Portraits et autoportraits » dans les collections du musée (parcours commenté, en groupes). En parallèle, visite libre de l’exposition temporaire « Folie et Humanité » dans l’œuvre de Géricault.

 

 17 H / 18 H 45   Retour buissonnier au CISL sous l’amicale houlette des apaïstes lyonnais.

 

19 H    Dîner

 

 20 H 30   Soirée Théâtre

Lambeaux, spectacle proposé par la Compagnie des Trois-Huit au Nouveau Théâtre du 8e (juste derrière le CISL)

Texte de Charles Juliet, dans lequel il s’adresse à la mère qu’il n’a pas connue :

« Te ressusciter. Te recréer. Te dire au fil des ans et des hivers avec cette lumière qui te portait, mais qui, un jour, pour ton malheur et le mien, s’est déchirée. »

La représentation sera suivie d’une rencontre avec l’auteur.

 

Dimanche 4 juin

 

7 H / 8 H 30   petit-déjeuner

 

9 H / 11 H ou 11 H 30   Ateliers d’écriture, de création, d’échanges (à choisir page suivante)

 

11 H 30 / 12 H 30    Cartes blanches (voir bulletin d’inscription)

 

12 H 45   déjeuner

 

14 H 30 / 16 H   Témoignages de pratiques :

Serge Vollin, peintre autobiographe et Stéphanie Dupont, photographe, témoigneront de leur pratique de l’autoportrait au cours d’une interview menée par Évelyne Pansu

 

16 H 17 H   Temps de parole et d’échange autour de la vie associative : quel avenir pour l’APA, projets, souhaits, prospectives…

 

17 H   Fin des Journées 2006